Dans notre chambre, Vladivostok

La Russie-peau d’orange

2 août, Vladivostok.

 

18 : 28. Loïc : « l’inconvénient c’est que t’as la peau d’orange, mais pas l’orange qu’il y a l’intérieur, ni le chocolat qu’il y a autour ». Petite discussion sur mes jambes, alors que je le harcèle : « Est-ce que tu aimes mes jambes ? » « Non, mais pas est-ce que tu les aimes, mais qu’elles sont belles ? »

 

Les préoccupations changent, en Russie. Nous avons une journée à attendre l’entrée en gare du train à 1 : 50 du matin, et nous sommes venus observer les gens à la plage. Il y a trois spectacles intéressants. : les filles, les marins, et les gens comme nous (en Russes), qui observent, qui scrutent, critiquent peut-être même, comme moi (mais en russe, et dans leur tête). Les filles ont des jambes superbes et surtout, des poitrines hallucinantes. Il y en a de très jolies, avec une tendance générale à l’arrogance. Les marins, c’est vraiment quelque chose. Ça vaut le coup de venir à Vladivostok rien que pour les observer, complètement bourrés, emmerder les flics, emmerder les filles. Scène numéro 1 : un marin passe, suivant son copain pour en rejoindre d’autres, installé sur la plage. Il trébuche, marche de travers, passe avec le regard vide et les sourcils de quelqu’un qui s’étonne, va parler aux flics tout en paraissant s’adresser de temps à autre à une fourmi, oui, il est au bord du coma. Évidemment, la scène est drôle. Elle l’est parce que ce sont vraiment des marins : les verts pull-overs rayés, tatouages d’ancre sur l’épaule, et comme il se doit en Russie, yeux bleus, pommettes roses (et nez rouge) sur peau blanche, bras bronzés (c’est l’été). Scène numéro 2 : un groupe de marins (titubant) brandit un drapeau et chante en marchant, bouteille de vodka sur l’épaule. Ils sont grands, costauds, se dirigent vers le stade (juste à droite de la plage, le match a commencé). Scène numéro 3 : jeune fille blond platine, très ronde, minijupe en jean et larges créoles, se fait poursuivre par un jeune homme, petit, pull rayé bleu et blanc. Bonnet vert, blond, rasé, bourré. Apparemment, ils sont ensemble. Elle le repousse et il la retient. Il est tellement bourré qui ne tient pas debout. D’ailleurs, il reste à terre et profite de ces quelques secondes de repos pour passer à la position « demande en mariage ». À genoux, il la supplie, tout en ne pouvant pas s’empêcher de rire. Lui prend la main. Ils n’ont pas encore fait trois mètres qu’elle lui lâche de nouveau la main, le repousse. Ça dure comme ça une dizaine de minutes, jusqu’à ce qu’elle mette fin à leur scène de couple au centre de la place.

 

Scène numéro 4 : Ambre à Loïc : « n’empêche on n’est pas les seuls à être là à ne rien faire. Quand tu t’arrêtes pour observer, tu vois plein d’autres gens faire comme toi. Regarde la fille là, qu’à des méchants cheveux, en violet, elle rôde depuis tout à l’heure on ne sait pas trop ce qu’elle attend ». À gauche, des marins boivent autour d’une table. Quelque temps plus tard, il n’en reste plus qu’un, affalé. Les autres passent devant nous et jettent leurs bouteilles vides dans la poubelle (je note leur discipline, j’apprécie) avant de monter les escaliers : la fille se lève du banc, va secouer le reste de marin affalé. Il lève sa tête et la laisse retomber sur son torse (comme quoi, le cou, c’est très amovible). C’était donc lui qu’elle attendait. Elle attendait qu’il finisse sa beuverie, que les autres partent, pour aller le chercher. J’observe la suite : elle lui remonte la tête, il la laisse retomber, elle lui remonte le menton, la tête tombe sur la droite, elle lui donne des petites claques, il s’énerve doucement, elle lui prend les mains et lui montre du doigt quelque chose (les escaliers, il me semble), il prend ses mains et la rejette… Je rate la fin de l’histoire, les sièges en plastique sont vides quand je regarde à nouveau.

 

20 : 40 : un supporter bourré est mis dans le fourgon des militaires. J’ai mis les pieds dans le Pacifique.

 

Hello dear friends ! My name is SLAVA LAZURENKOWE rode the bus Harbin — VladivostokThank you I did not think that you write about me, it’s nothing to bring to the station.

Guys I’m only 29 years old (you make me look old). I have double d’Edward Norton, many people told me. Sitting in Harbin in the bus was not very happy since Russian people (thought to be crazy trip) People were sea man they spent at sea for 6 months (all sea man are the same regardless of nationality, believe me I have 7 years in the marine business work).6 months of a very long time at sea. People are not adequately behave like picking up their land.A terrible odor of beer and cigarettes in the bus, it was a hangover from sea man.We sat on the wrong bus (although for your impression, and for me)

Things about which you write for us ordinary Russian, for example Customs, bus stop (do not understand the translation, and then cake and music), girls in mini-skirts (girls are very beautiful and a lot of mini-skirt is the most important) delicacies (cheese and sausage) big country (many forests, villages, long road) what you expected ?

Your Blog honest and correct, we are from different countries that you seem interesting to us ordinary things.

Much I have not translated, French-Russian.Very interesting your trip, your photos are beautiful.I read your Blog and I really wanted to go on a journey …. follow in your footsteps Thank you Best Regards SLAVA LAZURENKO