Les parcs à thèmes d’Universal en 3 jours

Si vous vous rappelez bien, nous voulions aller à Orlando après Noël, et nous sommes retrouvés tout à fait ailleurs, au bord de l’océan. Nous y sommes retournés quelques jours plus tard, après avoir pu réserver une chambre et un pass 3 jours park-to-park pour Universal Studios et Universal Islands of Adventure. À ma grande surprise, j’ai adoré ces parcs d’attractions. Aimé leur concept, moins aimé leurs visiteurs, chacun semblant être ici pour vivre une expérience isolée dans la foule. Un des lieux les plus paradoxaux que nous ayons visité. À l’image de la torsion entre le vrai et le faux — nature en plastique. Les parcs d’Orlando sont un peu le paradis des jeux pour adulte. Oui, je vais l’utiliser, ce terme tendance (ou déjà plus vraiment ?) : j’ai ha-llu-ci-né. Halluciné de la qualité de certaines attractions et de leur potentiel à nous projeter dans un univers fictif qu’on croirait, à quelques détails près, réel. Halluciné de la capacité d’Universal à nous faire applaudir au show le plus cliché et patriotiste (la Patrie du cinéma : Hollywood) ; halluciné de la sensation dans les manèges qui vous propulsent dans les airs ou sur des rails à 100 km/h — et par la même occasion, vos tripes, votre cœur, votre estomac. Nous avons vu Orlando la tête à l’envers, de travers, les pieds dans le vide… Sous toutes ses coutures, nous avons visité les parcs Islands of Adventure et Universal studio en 3 jours. Juste assez pour se rendre compte que ces parcs à thèmes ne sont pas seulement des cours de récréation pour grands, mais des villes à part entière, basées sur des rêves d’enfants rendus possibles par la créativité adulte, par les scientifiques et les artistes. Les activités sont innombrables. Nous avons assisté à un show avec des animaux, un show avec des effets spéciaux, un show avec des princes et princesses, une visite guidée dans l’antre de Poséidon… Évidemment, ce n’est pas donné. Pour une personne, 3 jours d’accès aux deux parcs, 170 dollars. Je vais maintenant lister ces attractions : attention, hormis si vous vous rendez à Orlando prochainement, cela risque d’être ennuyeux. Quant à ceux qui se demandent s’ils doivent prendre l’Express pass, je dirais que nous pensons avoir fait le bon choix, c’est-à-dire prendre 3 jours au lieu de 2 et ainsi avoir le temps… d’attendre. Selon moi, l’Express pass, en tout cas en haute saison (où il coûte 75 dollars par jour par personne !) ne vaut pas le coup. Par contre, se lever tôt pour se rendre aux attractions les plus prisées, ou s’y rendre tard le soir, oui.

Islands of Adventure 

spider

The Amazing Adventures of Spiderman

Loïc : Aïe Aïe Aïe ! Tous les méchants de New York City se sont associés avec le docteur Octopus et ont carrément volé Lady Liberty. Évidemment, Spiderman ne va pas laisser faire ça, et si son alter ego Peter Parker doit couvrir l’événement, Jameson, le patron tyrannique, a trouvé que ce serait une super idée d’envoyer des « touristes » dans ce nouveau « prototype de véhicule journalistique » pour en faire de même… Vous êtes dedans… littéralement.

Ambre : La première attraction que nous faisons. Pas d’attente, et une surprise totale pour nous, qui ne sommes pas habitués à ce type de mise en scène (contrairement à 3 jours après, quand nous aurons fait et refait les attractions). Nous sommes impressionnés par l’animation 3D, sortons ébouriffés. Les plus : l’impression d’être en chute libre et d’être vraiment rattrapés par Spiderman dans un décor New Yorkais presque palpable. Mais : on attend encore une amélioration (à quand des lunettes confortables ? Et bientôt peut-être, une définition de l’image encore plus bluffante ? Et un meilleur scénario ? Il ne s’agit pas seulement d’être secoué dans tous les sens, encore faut-il nous faire croire à une scène de film dans laquelle nous serions projetés). Dans l’ensemble, un très bon divertissement. Le virtuel permet de faire des choses vraiment hallucinantes. C’est ce dont nous nous rendrons compte dans les attractions qui vont suivre, aussi.

jurassicJurassic Park River Adventure

Loïc : Un jour, un homme riche, M. Hammond je crois, a trouvé un moustique dans de l’ambre, qui, il y a fort longtemps, avait ponctionné un peu de sang à un gros animal : le DINOSAURE. Figurez-vous que juste avec ça, il (enfin… pas lui, mais des scientifiques, avec son argent) a réussi à reconstituer TOUS les dinosaures sur une île. Cette île, c’est Jurassic Park.

Musique — Tatan tatan talala tala tala… Grande porte qui s’ouvre
Vous êtes dans une barque qui vous fait visiter ce parc… mais évidemment l’expérience tourne mal juste à ce moment-là…

Ambre : Un peu vieillissante, la ballade chez les dinosaures articulés n’en demeure pas moins intéressante pour sa jungle dépaysante et incontournable pour sa surprise finale, simulation de la descente dans l’antre de la bête…

harry

Harry Potter and the Forbidden Journey 

Loïc : Même si on préférerait que celle-ci soit moins longue, l’attente de cette attraction fait déjà partie du spectacle. Harry Potter, le seul à avoir survécu à celui dont on ne dit pas le nom, va vous faire vivre une petite virée en balais (quoique j’ai l’impression que ceux qu’on utilise sont plus confortables que le sien) pour un tournoi de Quidditch. C’est évidemment Hermione qui se chargera du sort pour non seulement nous faire décoller, mais aussi nous envoyer dans cette autre dimension.

Ambre : L’Attraction du moment. Nous avons adoré, bien que l’animation donne un peu le mal de mer et que, là encore, on sent que des améliorations pourraient être apportées. Le squelette avec une lampe de poche dans la bouche… Come on… L’araignée géante qui surgit dans un éclair, mais que l’on pouvait déjà percevoir avant… mouais. Par contre, les fauteuils sont top, et on a l’impression de parcourir des kilomètres, quand on ne fait en réalité que le tour du même studio. La mise en scène générale est d’un niveau excellent, et la sensation de réellement suivre Harry Potter dans son vol au-dessus de l’eau, géniale. Je suis bluffée aussi par la qualité des écrans qui animent les tableaux pour les rendre vivants, comme dans le film. À la nuit tombée, le quartier d’Harry Potter devient aussi une attraction à lui seul. L’éclairage du château, des ruelles… On s’y croirait (s’il n’y avait pas autant de monde). En bref, cela reste la meilleure attraction d’Islands of Adventure (hors roller coaster catégorie, voir plus bas).

Flight of the Hippogriff

Loïc: Dans le film (et dans le livre, je suppose), le vol à dos d’Hippogriff est un grand moment pour Harry. Pour nous c’était la première à gauche à la sortie du château. Encore un peu dans les nuages après a partie de Quidditch, nous nous retrouvons dans une file d’attente relativement courte avec un Hyppogriff taille réelle… joli. Par contre, l’attraction elle, pour le coup, nous a paru très courte. Ambre dit : « Un roller coaster sympa, mais juste pour s’échauffer avec les enfants avant de faire le suivant », et c’est exactement ça !

Dragon Challenge

Loïc : Toujours dans le monde d’Harry Potter. Choisissez votre dragon, le rouge Chinese Fireball ou le bleu Hungarian Horntail, et c’est parti…

Ambre :Wouaouuuu !!! Sans doute le meilleur roller coaster du monde. Évidemment, je dis ça sans en avoir vraiment fait beaucoup d’autres (sauf le roller coaster effrayant de Coney Island et ceux des Magic World), mais vraiment, cette attraction est le secret le mieux gardé d’Islands of Adventure. Il faut avoir le cœur et les tripes bien attachées — et surtout la ceinture — et se lancer dans cette aventure éphémère. Nous l’avons fait et refait et malgré la haute saison, il n’y a jamais d’attente. Pourtant, pour nous, cela reste le meilleur manège à sensation du parc. La vue sur le parc, de jour, de nuit, l’eau à vos pieds (contrairement aux rollers coasters traditionnels, on est tenu par le haut), la vitesse, les loopings… Vous voulez de l’adrénaline ? Vous ne serez pas déçu. INCOUTOURNABLE. GÉNIAL. ET TRAUMATISANT. À noter : choisir les fauteuils avant (dans la langue du dragon) pour une expérience TOTALE.

The High in the Sky Seuss Trolley Train Ride

Loïc : Encore la tête qui tourne à cause des autres attractions ? Prenez 5 minutes pour faire un tour dans ce sympathique Tchou Tchou, de préférence à la tombée de la nuit pour plus de romantisme…

Ambre : Un gentil petit train pour enfants (et adultes, puisque nous y étions) qui vous fait entrer dans le monde merveilleux des dessins animés. Jolie vue sur le parc (peut se transformer en ride d’amoureux).

Popeye & Bluto’s Bilge

Loïc : Le gros vilain marin a encore piqué l’Olive de Popeye. Alors, Popeye mange des épinards et il casse la tête au gars ! Et nous, aspergés de tous les côtés, sommes témoin de cette grande et épique histoire d’amour.

Ambre : Très sympa, amusant. Et mouillant. Descente dans une embarcation ronde de la rivière aux senteurs de javel.

Dudley Do-Right’s Ripsaw falls

Loïc : Dudley Do-Right est le héros d’une série télé des années 60. Par chance, nous n’avons pas eu à le subir sur nos ondes françaises :). Je dirais que ça ressemble aux dessins animés Hanna Barbera. En gros, on est loin de l’animation des séries animées actuelles (Legend of Korra est vraiment Toooop ! ), mais ce n’est pas le but de l’attraction. Dudley est un ranger dans les Rocky mountain, et c’est pour ça qu’on se retrouve dans un tronc d’arbre géant à faire du rafting sur une rivière dont les berges sont animées de ses exploits. Attention, ça mouille.

Ambre : Sous ses airs candides, cette attraction est en fait une des meilleures de Islands of Adventure — mais aussi celle pour laquelle vous devez être le plus « préparé » (pas comme nous). À savoir : porter maillot de bain ou, si c’est en hiver (comme pour nous), combinaison de plongée. Oui. Vous serez TREMPES. Non. Vous ne pourrez pas l’éviter. Embarqués dans un tronc d’arbre, vous êtes entrainés par des courants plus ou moins violents jusqu’à la chute finale : sensation forte assurée (et vue à 360° sur le parc). « Le final tombe à pic » (©Loïc). Le jour où nous avons fait l’attraction, il pleuvait des cordes. Nous avons passé la journée trempés des pieds à la tête tentant de se réchauffer aux flammes de Poseidon : mais c’est une autre histoire, ou plutôt une autre attraction (voir plus bas).

Incredible Hulk Coaster

Loïc : Bruce Banner, dans une dernière tentative désespérée de contrôler la bête Hulk qui sommeille en lui, a créé une machine (qui ressemble étrangement un chariot de montagne russe) qui est censée stopper les effets des rayons gamma. On dirait bien que c’est encore raté pour ce coup-ci, Bruce…

Ambre : Comme son nom l’indique, ce roller coaster est incroyablement bien. Incroyablement « Hulk », autrement dit, vert et puissant. Le démarrage est vraiment une réussite. Sensation de décollage au 7e ciel. Passage dans la brume. Durée assez longue pour apprécier. Vue du parc la tête à l’envers sensationnelle. La file d’attente n’est pas des plus agréable — dans univers pas franchement réussi (du genre usine verte avec bruit — et non pas musique). De préférence, choisir les fauteuils à l’avant.

Storm Force Accelatron

Loïc : Devinez quoi ? Magneto, le méchant mutant, est sur le point de prendre le contrôle de la Terre ! Heureusement, le Professeur Xavier a mis au point une machine qui va permettre aux humains lambda d’utiliser la force centrifuge pour décupler le pouvoir de Tornade (la gentille mutante qui contrôle le temps).

Le résultat : les tasses Disney dans une ambiance futoro-techno-mutante. Amusant. Beaucoup moins vertigineuse que les roller coaster, cette attraction fait bizarrement plus tourner la tête qu’on ne pourrait le croire (surtout quand vous vous acharnez sur le volant du milieu — de préférence dans le sens inverse de la marche pour un peu plus de déstabilisation). Musique : ambiance « Bip » de caissière.

Ambre : hihihi, ça tourne

The height voyage of Sindbad stunt show

Loïc : Nous suivons une aventure de Sindbad. Princesse, trésor, effets pyrotechniques et cascades sont au rendez-vous.

Ambre : Très divertissant, pirouettes vertigineuses et univers à la fois adulte et enfant. Bien « américain ». Fun.

Poseidon’s fury

Loïc : Il y’a longtemps, Poséidon a fait fuir son ennemi juré le méchant Chépuki. Plus tard, il a perdu son trident. Aujourd’hui, alors qu’un professeur a fait une découverte majeure dans ce qui semble être un ancien temple à la gloire de Poséidon, son apprenti fait faire une visite… c’est évidemment là que Chépuki décide de nous forcer à trouver le trident pour épargner nos vies et prendre le contrôle de la Terre.

Ambre : Bluffant ! De supers effets spéciaux, et surtout, un acteur à la hauteur. Je ne m’attendais pas à voir des acteurs de telle qualité dans un parc d’attractions. J’ai vraiment eu l’impression d’être dans l’aventure !

Universal Studios

rocjitHollywood Rip Ride Rockit

Loïc : Pas mal d’attente pour cette attraction qui veut mêler musique et sensation. Ça fonctionne ! Ça fonctionne très bien !

Ambre : Excellent roller coaster. On choisir la musique, monte à la verticale pendant quelques mètres (impressionnant !) avant de redescendre à toute vitesse, cheveux dans le vent. Néanmoins, mois bien que Hulk et Dragon Challenge. Un bon point pour le design des personnages : ils ont l’air vraiment cool, et on a envie de sortir avec la nana au décolleté.

Revenge of the Mummy

Loïc : Une petite virée dans le monde égyptomystique de la Momie. C’est marrant, quand il est sorti, ce film avait fait fureur. 1 : il déterrait un classique ; 2 : il utilisait une nouvelle technologie pour les effets spéciaux ; 3 : il mettait en scène l’acteur Brendan Fraser. Le ride est sympa, très sympa en fait, et les effets pyrotechniques sont… chauds (le plafond qui prend feu est carrément impressionnant).

Ambre : Mon attraction favorite. L’occasion de faire un roller coaster plongés dans le noir, avec des flammes (à faire après Ripsaw falls, voir ci-dessus), des effets spéciaux et surtout une sensation d’aventure à la Indiana Jones.

MEN IN BLACK Alien Attack

Loïc : Armé de pistolets intergalactiques, vous devez zapper tous les aliens que vous pouvez. On va encore dire que je ne suis pas objectif, mais c’est le même principe que l’attraction Toy Story chez Disney, sauf qu’avec le pistolet de Buzz c’est carrément mieux (et en 3D by the way).

Ambre : carrément bof, au final le plus amusant reste le hall d’attente où la pieuvre extraterrestre en plastique-peluche tape sur un clavier.

The Simpsons Ridesimpson

Loïc : Krusty a créé une nouvelle attraction dans son parc à thème (l’occasion pour Matt Groening et son équipe de faire la satire des grosses machines). La famille Simpson se rue évidemment dessus…Mais Tahiti Bob prend le contrôle et dans sa quête de destruction fait vivre un ride mouvementé à tous ceux qui se trouvent là… et devinez quoi, vous en faites partie !

Ambre : Des bravos pour cette attraction qui n’est pas seulement très bien faite, mais qui est aussi très complète : mission accomplie, on est plongé dans l’univers fou des Simpsons de la file d’attente à la sortie de l’ascenseur. C’est drôle, prenant, remuant. Un bravo spécial au passage dans le donut et la bouche de Maggie. Un oscar pour le meilleur scénario.

etE.T. Adventure 

Loïc : E.T. a besoin d’extrait de plante terrestre pour sauver sa planète. C’est l’occasion pour nous de faire un tour en vélo volant sur fond de musique culte. Et quand je dis vélo, c’est vraiment des vélos (sauf le siège heureusement). Certainement pas la meilleure attraction du moment, mais définitivement à faire.

Ambre : Voilà une attraction qui nous replonge dans le temps. Le temps où l’effet-studio n’était pas remplacé par l’effet -3D, et celui où Steven Spielberg avait encore des cheveux bruns. C’est mignon, et l’on sourit gentiment lorsqu’on survole un ciel étoilé fait avec une moquette noire et des ampoules blanches, puis le monde merveilleux et multicolore des amis d’E.T. Cependant, cela ne signifie pas que l’attraction ne reste pas à la hauteur du reste du parc. La forêt a juste ce qu’il faut d’irréel pour rendre le lieu magique, et les vélos dans lesquels on avance assez de charme pour nous projeter dans l’univers du film (que nous avons re-regardé quelques jours plus tard : toujours aussi bien).

Despicable Me Minion Mayhem

Loïc : Wouah ! Gru a trouvé le moyen de transformer un humain en Minion, sa force de travail écervelée. Il se trouve que ça tombe pendant l’anniversaire du jour où il a adopté ses trois filles…

Une expérience sympa, mais gâchée par une attente beaucoup, beaucoup trop longue. Je vois plusieurs facteurs à cette attente : c’est l’attraction à l’entrée du parc, c’est une attraction pour toute la famille, les Minions ont un succès fou (hey je les ai encore vu sur les bananes Chiquita l’autre jour). À faire, mais en connaissance de cause.

Ambre : Pourquoi cette attraction a-t’elle autant de succès ? 2 heures et demie d’attente pour une courte séance de cinéma. La réponse est dans l’actualité de cette animation toute récente des Mignons et le fait aussi qu’elle se trouve à l’entrée du parc. Moins d’effort à faire, et puis toute la famille peut y aller. Pour ce qui est de la qualité de l’attraction, petite déception : un peu trop court pour plonger dans la cinématique, toujours les même lunettes 3D inconfortables. Sinon, top-qualité des images, et si tous les cinémas pouvaient être comme ça, certes, on sortirait épuisé des salles, mais on aurait l’impression d’y être, vraiment. L’avantage du 4D.

TRANSFORMERS: The Ride

Loïc : À l’intérieur d’un Transformers (Bumble bee je crois), vous parcourez la ville et assistez à une bataille entre le Bien et le Mal (oui Megatron à encore fait des siennes).

Ambre : Très bien ! Attraction efficace, plongée dans l’univers des robots. De l’eau sur vous quand la vitre éclate, de la fumée quand le lance-flamme est pointé sur vous, etc. La recette est respectée.

shrekShrek 4D

Loïc : Même dans la mort Lord Farquaad continue de semer la pagaille. Son fantôme est de retour, et arrive à capturer Fiona, alors en pleine lune de miel avec Shrek. C’est parti pour course poursuite en 4D à travers le monde détourné des contes de fées.

Ambre : Une bonne séance de cinéma amusante, avec siège qui bouge, sursaut et tout et tout. On est contents de passer un petit moment avec Shrek.

Twister

Loïc : Quand il est sorti, Twister avait surpris par ses effets spéciaux. C’était certainement la première fois qu’un film rendait aussi bien le phénomène météorologique de la tornade. Les années ont passé, et l’attraction est restée la même… Quelques effets restent encore intéressants (je pense à l’approche de la tornade en fond), le reste fait un peu dépassé.

Ambre : Oui, c’est vieillissant. Mais au moins, il n’y a pas d’attente, et on s’amuse, surtout avec la vache qui vole grâce à un fil invisible visible et qui fait « Meu meu » grâce à une voix de boîte à son, apparemment une scène très connue du film. Mais c’est aussi une attraction différente des autres, et intéressante pour voir comment on met en scène l’arrivée d’une tornade.

Disaster

Loïc : Disaster nous fait entrer dans un studio qui parodie les films d’action (Sharkonado aurait pu y être tourné — Quoi ?! Vous ne connaissez pas encore Sharkonado ? — une tornade avec des requins-dedans ? c’est un vrai film , et la bande-annonce est bien marrante). C’est Christopher Walken qui joue le rôle de Frank Kincaid, le producteur/réalisateur de ses blockbusters. Il a besoin de nous pour l’aider à réaliser son nouveau chef-d’œuvre : Motha nature ! La Terre en a marre, et elle veut nous faire payer. Le personnage principal (interprété par The Rock) est un ranger musclé au grand cœur.

Ambre : Alors là, j’ai bien ri. Vous entrez d’abord dans une première pièce, où un acteur procède à un petit casting. Après avoir choisi les méchants, la petite fille innocente, la grand-mère et le mec sportif, il faut « le beau-gosse ». Je n’arrive pas à retenir mon doigt — je sais que Loïc va me détester quelques minutes, mais allez, il y a peu de chance qu’il le choisisse, je le montre du doigt en faisant des signes dans son dos. « Oui, là, le grand mec, là-bas… » Yesssss ! Loïc dit « Fuck, fuck », et l’acteur demande : « What is your name ? What did you say ? » « euh… Loïc. But I’m french ». L’acteur le rassure : « I can deal with that ! »  Et ainsi, alors qu’il demande à Loïc de montrer son potentiel de sexybilité (et que Loïc fait sa petite marche de cowboy à fossettes — inspirés par Woody sans doute ? — son acteur préféré, comme beaucoup le savent), je me retrouve du côté des spectateurs (eh oui, pas besoin de femme sexy pour cet épisode), tandis que « Kinky Loïc » part en coulisse. Deuxième temps, vous entrez dans la salle de cinéma, où le producteur hologrammé vous raconte quel est son prochain projet de film. Troisième temps, troisième salle : on assiste au montage du film, et je retrouve Loïc coincé dans une énorme combinaison orange fluo clouée à un fond vert : l’acteur va lui demander de bouger les bras dans tous les sens, très lentement, pour simuler une chute. Chaque personne castée a ainsi un rôle. Tout se passe très vite. Puis on nous fait entrer dans un métro en nous demandant de simuler la frayeur — et elle vient d’elle-même, quand les effets spéciaux font croire à une catastrophe : le train déraille, les tuyauteries explosent, le plafond prend feu et s’effondre, laissant passer une voiture… Et, sur le chemin du retour, on vous passe la vidéo réalisée en un temps recors. Et devinez qui apparaît dans son costume de prisonnier, dévalant un immeuble ? Mon héros !!!

Terminator 2 3D

Loïc : Vous entrez dans les labos de Cybertek pour une présentation de leur nouvelle prouesse technologique. Dans la file d’attente, une petite vidéo de présentation (qui date un peu évidemment) vous présente de façon sérieuse des avancées technologiques qui sont en fait complètement parodique. Un message pirate prend alors le contrôle. Sara et John Connor vous mettent en garde : il faut partir, ils veulent tout faire péter ! Mais bon, nous on continue jusqu’à la prochaine salle où se déroule la présentation. On met nos lunettes de sécurité (lunettes 3D), et alors qu’on assiste à la présentation, les Connors reviennent et c’est parti pour la séance 3D semi-live (de vrais acteurs sont sur place et jouent les différents rôles). Ça a quand même pas mal vieilli, et je crois que la performance des acteurs dans ce mini film est au plus bas. Mais bon, ça vaut le coup s’il n’y a pas trop d’attente. Par contre, une fois de plus, je suis bluffé par la qualité des acteurs d’Universal. La femme de l’accueil qui ponctuait toutes ses phrases par « Super » était vraiment épatante.

Ambre : À part si vous êtes fan de Shwarzy…

Animal actors on location

Loïc : Universal fait souvent jouer des animaux dans ses films. Dans ce show, c’est tout le travail de dressage qui est mis en avant. Vraiment dommage de passer à côté de ce spectacle. Une merveille !

Ambre : My favorite show. Comment résister aux beaux yeux de ses animaux si intelligents ? Un petit porc passe et va ouvrir un panneau en tirant sur une ficelle « Please boycott bacon ». Le spectacle commence et une belle jeune femme, une des entraineuses, vient nous expliquer un peu comment on dresse les animaux dans l’objectif de filmer des scènes de films. C’est comme une bonne comédie : vous souriez, riez, êtes attendris, penchez la tête à gauche ; à droite… Acclamez.

Horror make up show

Loïc : Les acteurs de ce spectacle sont vraiment doués. À la limite de l’improvisation, ils vous font vraiment passer un moment agréable mélangeant humour et séance d’explication du genre « horror movie ».

Ambre : Génial ! Je ne m’attendais pas à rire autant. C’est comme assister à un épisode de How I met your mother en direct (mais sur un autre thème). On passe en revue les personnages cultes du cinéma d’horreur, et on comprend enfin certains maquillages…

Kang & Kodos’ twirl ’n’ hurl

Loïc : Kang & Kodos, les deux extraterrestres des Simpsons vous font tourner la tête dans leur manège-tentacule… en gardant toujours un œil sur vous.

Ambre : pour se détendre un peu les muscles dans un manège traditionnel. Après tout, vous êtes dans un parc d’attractions, personne ne viendra vous embêter parce que vous êtes les seuls adultes du vaisseau à grande vitesse (au moins 2 km/h).

Les 100 ans d’Universal – spectacle en plein air

Vers 20 heures, les écrans d’eau situés sur la rivière s’éclairent. Une voix grave et enjouée annonce que le spectacle va commencer. J’ai la sensation soudaine d’être dans Truman Show. Dans un monde où il est possible de régler l’intensité du soleil, de transformer les poteaux en haut-parleurs et les rues en théâtre. C’est à la fois perturbant et magique. Universal utilise les mêmes ingrédients que pour ses films. Paillettes et jeu sur les émotions. Et c’est vrai, oui c’est vrai qu’on voterait presque Universal à la fin du show. Parce qu’ils nous montrent 100 ans de film sur un écran d’eau (balèzes les ingénieurs) et qu’on se dit, quand même, il s’en est passé des choses au cinéma. Puis les feux d’artifice éclatent à chaque coin de rue. Votre visage est éclairé. Vous dormirez sur vos deux oreilles ce soir. Vous avez vécu 1000 vies.

Le petit plus « Universal » 

Si Disney a bien des avantages et des caractéristiques qui lui sont propres, Universal nous a séduits par son côté adulte. Beaucoup d’humour et des acteurs franchement doués (surtout quand on pense qu’ils font ça à répétition, toute la journée).

Se restaurer

Nous avons été agréablement surpris par le fast food Express Panda. À l’entrée du parc, vous permet de manger pas trop loin, pour pas trop cher, des plats asiatiques plutôt (voir très) gouteux. Surtout le poulet à l’orange.

Et…

Et pour ceux qui ont encore un peu d’argent après avoir acheté les billets, il y a une multitude de bars où écouter de la musique, manger un morceau, et de stands où gagner une peluche pour votre frère, ami, bien-aimé…

En quittant Orlando…

Nous avons passé la nuit sur la route, et nous sommes arrêtés au petit matin à St Augustine, la ville la plus vieille des États-Unis ! Notre ami Wikipédia : « Saint-Augustine est généralement considérée comme le lieu d’accostage du premier explorateur européen, Juan Ponce de León ayant abordé sur le futur territoire des États-Unis le 27 mars 1513. C’est aussi la plus ancienne ville des États-Unis, fondée par les Espagnols en 1565 après avoir été conquise sur les Français par l’amiral espagnol Pedro Menéndez de Avilés. » Une étonnante et très jolie ville — dans la continuité d’un parc d’attractions ? Car il faut avouer qu’aux Etats-Unis, tout ce qui fait vieux fait aussi truqué (même les personnes âgées qui vous servent à la caisse).

A suivre : Sur les traces de Forest Gump, de Savannah à Washington

  1. Anne
    18 janvier 2014 à 10 h 29 min

    Génialissime :-)))) et …en ce samedi 18 janvier 2014 … HEUREUX ANNIVERSAIRE LOÏC