Les grands ours en vacances

On ne voyage plus, on prend des vacances. Comme tout le monde, lesgrandsours ont pris des vacances. Comme tout le monde, lesgrandsours sont partis au mois d’août. Mais il faut savoir que Lesgrandsours aiment bien Toutlemonde, bien plus d’ailleurs que de prendre des vacances (comme Toutlemonde), plutôt que de prendre le temps de voyager. Les vacances, ai-je eu le temps de me dire au cour des 6300 km parcourus, c’est un voyage qui n’a pas le temps. Un condensé de voyage, une boite pleine d’air avec inscrit « Air de voyage », une congestion. Mais même s’il n’y a pas assez de 24 jours pour prendre l’apéritif, l’entrée, le plat, le trou normand, le fromage, le plat et le digestif d’un lieu, il y a de quoi réveiller ses papilles et rêver un peu (même quand c’est rêver de rentrer). Car prendre le temps ne serait-ce que de partir en vacances, c’est déjà se rendre disponible à un autre lieu, s’ouvrir à la surprise.
Alors, est-ce que vous voulez l’entrée ? Est-ce que vous êtes chauds pour danser au rythme des kilomètres et goûter à la Cornouailles, à la Suède, à la Norvège, à l’Allemagne ? Il y aura même un extrait fruité du Danemark.

La mise en bouche : 4 jours en Angleterre
Le 3 août, mon père, j’ai nommé Didier Noël Marcel, nous conduit à la gare de Toulon (il prépare lui-même de son côté un périple d’une semaine à vélo pour rejoindre ma mère qui se trouve à 1400 km d’ici, à Alicante – ce n’est pas encore décrocher la lune pour sa bien-aimée, mais tout de même). Le TER toulonnais nous conduit à Marseille. Littoral ensoleillé, vignes, villas, campements. Le TER marseillais nous conduit à Vitrolles. Lieux désaffectés, usines en ruines occupées par des gamins, HLM plantés sur les beaux rochers qui font la réputation de Cassis, puis de nouveau la mer, infinie, le port, et le retour à la zone industrielle. Nos pieds nous conduisent de la gare de Vitrolles à l’aéroport de Marseille. Étonnamment, les alentours de l’aéroport ne sont pas vilains et nous empruntons de tout petits chemins se faufilant jusqu’au terminal. Il est environ 22 heures quand nous observons les trois militaires qui assurent la sécurité du lieu se peser à tour de rôle sur le pèse-bagage situé à côté du panneau « Portes 1 à 16 / Gates 1 to 16 » dont le jaune donne des reflets de couchers de soleil au carrelage nacré. Le check-in n’est pas encore ouvert ; le vol est à 23 h 55. Le hall est vide, hormis les trois militaires qui, passant à présent derrière nous, parlent d’Afghanistan. Hormis les hôtesse de l’air, pour la plupart appétissantes, avant d’ouvrir la bouche. Hormis le personnel débrayé, au téléphone, en attente du prochain départ, ou de la prochaine arrivée. Hormis nous. Loïc cousant l’écusson de la Russie sur son sac. « Regarde ! » Il y a deux ans jour pour jour, j’ai dessiné sur ce sac nos personnages, avec la dédicace « 3 août 2010, Vladivostok, 1 h ». Quand vous prenez des vacances, vous aimez vous rappeler de quand vous voyagiez. Et ça mérite bien un bisou. Moment hautement érotique, lesgrandsours se font un bisou commémoratif au centre du hall vide de l’aéroport de Marseille qui, comme Toutlemonde le sait bien, est au centre du monde (je peux vous l’assurer, j’ai la carte sous les yeux). Ambiance particulière que celle du petit aéroport de Marseille, où les hôtesses parlent du ramadan (« Je voulais pas te vexer, tu sais j’étais trop gênée quand j’ai su, non, mais franchement j’aurais pas insisté comme ça pour le sandwich, du coup t’as mangé ? nan parce que moi je fais attention tu vois… ») et les gardes de sécurité mâchent du chewing-gum avec l’accent du sud. Je n’ai aucune difficulté à imaginer un boulodrome sous l’éclairage jaune du hall 1.
Nous arrivons à Londres à 1 h du matin. Ne pouvant pas accéder à la zone de transit, nous dormons dans un couloir de l’aéroport… nous nous allongeons, plutôt, dans le couloir de l’aéroport, en attendant notre vol pour Newquay à 9 h du matin (seule solution pour arriver à l’heure au mariage en Cornouailles). Nous montons donc dans l’un des coucous de la compagnie lowcost flybe à l’heure prévue, sous la pluie. À 10 heures, nous sommes à Newquay, et occupons pendant une demi-heure les toilettes pour faire notre toilette (être un minimum propre avant d’enfiler des habits de cérémonie). Nous récupérons les clés d’une Fiat bart modèle sport je sais pas trop quoi, avec des scorpions dessus et tout et tout, pot de yaourt fashion, et engouffrons nos sacs dedans avant de se la jouer pretty women sur le parking, sous la pluie assez clémente (fine) du paysage anglais. Après avoir exposé culotte en dentelles blanches et caleçon bleu nuit aux clients d’Hertz-Newquay-airport, nous ajustons nœud papillon et talons (je frotte désespérément mes chevilles pour faire disparaître la marque des chaussettes décathlon – à fond la forme) avant de rouler jusqu’à Bodmin, où nous arrivons pile-poil à l’heure (ou à l’heure en retard des parents du marié) pour assister à la cérémonie, qui se passe dans une villa victorienne.
S’en suit une magnifique journée auprès de ces magnifiques mariés (Kevin ayant osé le kilt), même les 3 heures durant lesquelles nous nous sommes perdus, ne sachant pas où se trouvait la résidence des Strickland. Nous passons 3 jours dans ce cottage, les parents de la mariée ayant aménagé leur jardin en camping. Nous sommes nourris à outrance, la bière coule de fûts énormes et à flots, et il ne manque qu’une douche pour se sentir chez soi. Il y a des activités, de l’humour, de l’émotion, des rencontres, on se croirait dans un film… Ah, c’est beau, vraiment.
Le dernier jour, et après avoir surfé sur les vagues de Newquay grâce à Phil et Gemma, nous faisons un tour de Cornouailles… Trop de pluie pour apprécier, sauf le burger aux betteraves (preuve qu’on ne connaît pas encore assez de vocabulaire anglais) de St Ives. C’est la première surprise gustative.

L’apéritif. La traversée du Danemark

À Newquay, nous reprenons un vol pour Londres Gatwick, où nous prenons un bus pour le centre de Londres, où nous trouverons un métro pour Londres Heathrow : ça nous prend la journée, mais nous économisons au moins 3 €. Juste le temps de sentir l’ambiance des JO. Nous arrivons à Hambourg le soir, et Alleluja ! l’aéroport à des douches. 3€50 (je savais bien qu’on les avait économisés pour quelque chose) et on vous ouvre les portes du paradis : une cabine de 5m2 avec de l’eau chaude et du savon. Je me faufile (il faut bien rééconomiser 3 €) dans la cabine, située dans les toilettes homme, avec Loïc.

Nous récupérons les clés de notre location : une Ford fiesta 2 portes, essence. Ça se voit pas là, mais je fais la gueule. Vraiment la gueule. Ayant l’habitude d’être toujours surclassé, on se retrouve avec une voiture qui vaut le prix qu’elle coûte (non, mais !), à peine assez grande pour recevoir nos sacs, et surtout : une essence… Loïc décide d’aller voir si l’on peut avoir une Diesel. Oh malheur, il n’y a que des essences, sauf deux voitures un peu plus chères (10 € de plus par jour) : une Ford focus, break familial, et une BMW modèle sport, blanche avec les sièges en cuir rouge. Si vous aviez vu Loïc faire semblant d’hésiter entre les deux voitures ; vraiment, on aurait presque pu croire qu’il allait choisir la Focus.

À présent tout excités (je ne fais plus la gueule), on peut prendre la route pour le supermarché le plus proche, afin de remplir le coffre de provisions, ayant eu vent des prix prohibitifs des pays scandinaves. Résultat : 100 € de courses au Real, avec lesquelles nous tiendrons jusqu’au 24 août. La voiture est un paradis roulant : 6 vitesses, propulsion arrière, régulateur de vitesse, consomme 4 à 6 L au 100 km, plafonnier avec lumière douce, éclairage des portières, phares qui semblent s’ouvrir sur la nuit comme des paupières lumineuses, toit ouvrant, fauteuils allongeables et gonflables, GPS dernier cri, bref, tous les détails pour s’y sentir bien. Heureusement, car on ne sait pas encore que ce qui nous attend est un pays tellement cher qu’on ne pourra pas même se payer un restau, et à peine du pain mou dans les supermarchés, seul produit à 1 €. Bonjour hôtel roulant. Heureusement encore, car grâce au GPS, nous éviterons les péages et gagnerons du temps (nous sauvant également de certaines disputes « mais non je t’avais dit à droite » « pfff, mais regarde la carte c’est à gauche” etc., croyez-en notre expérience).

Nous terminons les courses à 22 heures, et filons vers le Danemark. Les routes sont belles, plates, désertes — et sans limitations sur certaines portions : parfait pour tester la voiture, qui monte sans difficulté aucune, vous scotchant le dos au siège, à 200 km/h. Nous dormons sur une aire et, au petit matin, visitons Copenhague. La ville est très plaisante, son architecture est sereine, discrète et imposante. Tout est très propre, très sage, et aussi incroyablement confortable : on sent que le design a sa place ici, le design qui pense l’humain. Des tables de pique-nique et des transats sont installés un peu partout, sans être rattachés à des restaurants, des hôtels. Copenhague est faite de lieux ouverts.

Nous reprenons la route, traversons les deux ponts qui nous coûtent au total 80  €, mais qui sont d’une majesté indéniable. Baignés d’une lumière diaphane, distribuée par ces nuages qui ne cesseront de nous fasciner tout au long de la route, du Danemark au sud de la Suède. À gauche, à droite, dessous, la mer.

L’entrée. La traversée de la Suède

Nous traversons la Suède du Sud au Nord. Visitons Stockholm au coucher de soleil, puis de nuit. La ville semble immense, on s’y perd un peu. Moins « humaine » que Copenhague, elle n’en est pas moins accueillante et d’un calme qui suggère que l’on a affaire à une ville du froid, une ville tournée vers l’intérieur — le parquet, la cheminée, le coin chaud ? Stockholm est faite d’îlots et de ponts, et la hauteur de ses bâtiments donne des airs russes, moscovites, à ses rues larges. La ville me donne une impression d’espace et de sobriété, voire de solennité.

Nous ne faisons quasiment que rouler, et les paysages qui défilent sont assez plats. Il semble que toute la beauté du lieu soit au plafond, dans les nuages, ces concentrations d’images blanches et abstraites qui peuplent le bleu d’histoires légères. Les maisons sont souvent rouges, tout en bois, et pour beaucoup, de travers. Je pense souvent, à les regarder se pencher vers la terre, aux trois petits cochons, et j’imagine le loup soufflant dessus. Il a beau faire une température estivale, la Suède nous rappelle sans cesse au loup qui souffle chaque hiver sur les maisons. Le paysage est paysan. Il y a de la place pour tous, humains ou animaux. Sur l’une des routes du nord, après avoir passé le cercle arctique sur une minuscule route en travaux, nous croisons des orignaux, bien plus gracieux que ceux que montrent les panneaux d’avertissement. Nous ne savons pas trop comment réagir quand l’orignal avance dans notre direction, ne déviant pas sa route. Loïc se décale sur la gauche ; l’animal nous ignore et poursuit son chemin. Un peu plus loin, tout un jeune groupe d’orignaux (femelles?) longe la route en se restaurant aux buissons, leur bar à herbes.  IL n’y a autour de nous, autour du bitume gris clair, que forêts infinies de sapin.

Le plat. La Norvège

L’entrée en Norvège nous surprend. On est dans l’un de ces endroits-frontières dont le paysage n’est pas le même que vous soyez à gauche ou à droite du panneau. À peine a t’on dépassé « Norge » que tout d’un coup le paysage devient spectaculaire, îlots de roches accueillant des maisons sur pilotis, des maisons rouges au toit végétal plongées dans le brouillard, plantées au milieu d’un vaste décor de chevauchée fantastique. Le temps est maussade, et nous atteignons les Lofoten le cœur chiffonné par tant de brume, à essorer après tant de pluie. Oui. On le savait. C’est la Norvège, c’est la seconde moitié du mois d’août, et il pleut. La déprime ne durera pas longtemps, car dès le lendemain de notre arrivée, le soleil arrive, changeant complètement les paysages que nous avions vus la veille, et auxquels le gris donnait du charme, du mystère, rendant aux reliefs leurs ombres, leur taille, et à la mer, son bleu caraïbe.
Nous passons plusieurs jours aux Lofoten, nous baignons sur une plage de rêve dont l’eau semble directement arriver d’un bac à glaçons, visitons un minuscule village touristique qui me rassure sur la vie absente de ces lieux froids. Il y a des gens, des terrasses, des magasins, et surtout, une tonne de caravanes, égales à une tonne d’Allemands. Si vous visitez, en été du moins, la Norvège, vous aurez l’impression que l’occupation allemande est partout. Nous essayons de pêcher avec un fil et un mini vers de terre séché. J’ai bien dit : nous essayons. Nous mangeons notre chili con carne en boite, qui tout compte fait est déjà bien assez nourrissant.

Puis c’est la route longiligne qui conduit du nord au sud de la Norvège. Peu à peu, les nuits sont moins “ensoleillées” et nous permettent de mieux dormir. La route est très belle, et nous nous arrêtons nous baigner (avec du savon) et manger au bord d’un torrent. La plupart du temps, c’est à cela que ressemble nos journées : de la route, un arrêt pour faire un feu, manger, marcher le long d’une rivière ou gravir une colline, se baigner à 12°, reprendre la route, planter la tente ou incliner nos sièges en position couchée…


Dans le centre du pays, nous faisons la superbe route des Trolls, qui conduit au sommet de lacets vertigineux. La Norvège est indéniablement le pays des trolls sculptés, des cascades, des fjords et des sapins.

La route nous oblige à prendre quelques ferrys, souvent très courts et assez chers. Les paysages sont beaux, mais de façon si uniforme que l’on finit par s’y habituer. Les villages sont souvent déserts, et les villes ne semblent présenter aucun intérêt. Leur présence semble toujours signalée par une usine pétrolière ou d’un autre genre, qui vous transporte dans un film de science-fiction ou un James Bond. Tout à l’air neuf, pas de centre historique ou de bâtisses en pierre. Ici c’est le bois qui parle.

La Norvège surprend surtout par son côté isolé, elle ne semble regarder que dans sa propre direction, peu influençable et d’une certaine façon coupée du monde, pays du bois, des panneaux à orignaux, des reliefs escarpés, roches noires frottées de cascades et paysages lunaires, sommets pelés, enneigés, no man’s land soudain peuplé de cabanes, traversés de pêcheurs et d’enfants blonds guillerets retournant à leur chalet ou à leurs berlines luxueuses.

Des villes plus grandes, comme Bergen, donnent un nouvel air à la Norvège. On découvre un lieu animé qui, bizarrement, me rappelle Valparaiso, me rappelle l’Amérique du Sud. Étonnant pour le 3e pays le plus riche du monde, qui décidément n’expose rien de sa richesse, et semble préférer la modestie au fard (exception faite des voitures). Pour changer, il pleut, mais cette fois-ci des trombes, et c’est trempés que nous arrivons aux portes d’un hôtel à l’ambiance bizarre, qui se transforme en lieu chaleureux une fois la discussion entamée avec le jeune gérant. Il nous donne les clés d’une chambre, bien propre bien que très modeste (elle aussi, et pourtant à 790 couronnes / 110 euros). On se sent comme dans une chambre universitaire : coin-cuisine, mezzanine avec le lit, coin douche. En allant chercher les affaires à la voiture, garée à l’autre bout de la ville pour économiser le parking, Loïc perd les clés (carte à trous). Nous en étant (évidemment) rendu compte une fois arrivés à bon port, nous refaisons le chemin en sens inverse. Par miracle, mes yeux se posent dessus. Retrempés, redouche, re …

Nous trouvons un accès internet à la bibliothèque : bon à savoir, car il n’existe pas de cybercafé !

Après Bergen, nous faisons la route des fjords. Nous nous arrêtons dormir sur le bas-côté de la route qui mène au fameux rocher de Preikestolen, ou nous prévoyons de marcher le lendemain. En 1 h 30 environ, nous sommes au point le plus célèbre de la Norvège, avec vue sur le brouillard et des hommes en jaunes qui préparent, nous disent-ils, l’arrivée par hélicoptère d’une BMW sur le rocher. Le brouillard finit par se dissiper, pas les nuées de moustiques minuscules qui nous assaillent de toute part. La vue est sublime, le précipice, impressionnant. Au fur et à mesure que l’heure avance, les marcheurs arrivent, et chacun a droit à sa photo « risquée », les pieds dans le vide.  La BMW arrive dans le ciel, et l’on n’est pas malheureux de l’évènement : on est venu pour la nature, et on a la société de consommation, mais franchement, qu’est-ce que c’est agréable. Un peu de sensationnel dans ce monde pluvieux. Le directeur artistique de l’action nous promet une photo mondialement distribuée : « everybody looking at the car ! if somebody looks at the camera, he will be erased from the photo ! »

© Dag Myrestrand

Et le voyage continue. En route pour les plages de la mer du Nord, qui sentent la bouse de vache et la marée. Nous finissons par trouver une plage belle, qui sent bon, dans un lieu vivant (coureurs, marcheurs, pêcheurs…), et y plantons notre tente. Nous avons, pendant la nuit, une visite nocturne (d’animaux).

À Lindesnes, nous dormons près de la mer, dans un petit village dont la seule vie se concentre dans la station essence qui sert d’épicerie.

À Kristiansand, nous découvrons une jolie ville vivante, visiblement riche, où il y a même un cinéma. Nous dormons derrière la barrière rouge et blanche de l’entrée à l’embarcation, avant de prendre le ferry pour le Danemark à 8 h du matin. C’est la première fois qu’on nous fait rentrer en marche avant et sortir en marche arrière du bateau.

Le dessert. Hambourg

C’est donc en marche arrière que nous arrivons au Danemark, retrouvons nos histoires dans les nuages et une route sans nids de poule, sans traumatismes climatiques, sur laquelle nous pouvons glisser (excepté les bouchons) jusqu’à Hambourg, où nous attends une suite, que nous avons réservée par internet (bibliothèque de Kristiansand) un jour auparavant. Quel bonheur de retrouver l’Allemagne et ses produits bon marché, l’Allemagne et ses routes, l’Allemagne et ses bières (pas terribles, mais enfin à ce prix là on ne peut qu’apprécier), l’Allemagne et son Mc Do avec menu à 7 €, Hambourg et le lit douillet qu’elle nous offre, la douche immense, le calisson sur les coussins, Hambourg et son écran ultra plat (Titanic en allemand, un grand moment de cinéma), Hambourg et un peu de luxe pour nos deux dernières nuits de vacances. La ville est géniale. Elle respire l’ouverture d’esprit, elle inspire la créativité, elle mélange les genres, du quartier des prostituées au port touristique plein de voiles, des bâtiments vitrés aux étages de briques où l’on trouve les marchands de tapis, des maisons à colombages aux avenues jonchées de boutiques — et de voitures — de luxe.

Ainsi s’achèvent les vacances estivales des grands ours aux pays de la pluie. Le 27 août, les cigales chantent encore à Pignans…

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