Partir trois jours à mobylette

Avant propos :  Nous venons d’écrire ce texte dans la chambre. Pas de wifi ici, donc pas de nouvelles photos, et un article transfère depuis clé usb. Quelques erreurs d encodage (erreurs d accents etc.) qui seront corrigées des que possible. Déjà que j ai été oblige de décoller discrètement l anti usb installe par les proprios,  alors qu’ils sont a cote en train de regarder un truc en thai (qui a l air passionnant d ailleurs). Oh! Le vilain. Je n allais quand même pas vous priver de ce qu’Ambre s est embêtée à saisir (oui c est le bon mot) depuis tout a l heure, non?

Bonne lecture!

Jour n°1:

10h: location de la titine. Loueuse un peu effrayée en voyant Loïc prendre son premier trottoir à la sortie du parking. Apprendre à gérer l’accélérateur.
Sortie de la ville les cheveux dans le vent, le casque trop petit, les jambes pliées:Yououuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu BrrrBeu beubeu vrrrrrr

13h: arrivée à Mae Salong, ville chinoise, après s’être trompé de route et avoir découvert des paysages enchanteurs, des forêts de bambous et de pins (malheureusement pour beaucoup brûlées) peuplées de milliers de papillons, faites de pentes ardues et de virages. Notre première montée en poussant avec les pieds. Beaucoup de cabanes en bois et en bambous le long des routes, des plantations de thé, des rizières, un pick-up dans lequel sont en train de monter un groupe de villageois Aka, que l’on reconnait a leur tenue traditionnelle, dont les coiffes sont particulièrement étonnantes. Quelques enfants heureux de vous arroser: c’est la fête de l’eau qui commence. Heureusement, nous sommes au courant (grace à un homme nous ayant adressé la parole a Chiang Mai, alors que nous étions en train de visiter un temple où les moines préparaient les installations: des pyramides de bambous destinées à être arossées d’eau et au sommet desquelles doivent parvenir les plus vaillants…). A Mae Salong, une guesthouse sympathique et très bon marché, la visite du temple au 718 marches (et au mille militaires?), la visite des alentours où une vieille dame Aka nous accueille pour nous vendre des bijoux, où des hommes construisent leurs maisons, où une femme, belle, tisse des palmes, tandis que ses enfants jouent avec des cailloux (ah le bon vieux temps!). Le lieu est on ne peut plus tranquille, et pourtant on entend les sons de la TV à travers les bambous…

20h: nous tentons de dormir, mais Kelly, l’américaine qui s’est présentée comme Barbie alors que nous mangions: “I, I’M KELLY!!!!” “HIHIHI”(elle tend la main) préfère nous en empêcher en parlant toute la nuit devant notre porte, de choses évidemment passionnantes (“you know, when somebody ask me if we are fat in America I say look at me i’m not fat you know….”).

Jour n°2:

5h: nous nous levons pour nous rendre au “morning market” qui a lieu tous les jours entre 5 et 7 heures du matin. Lait de soja chaud et beignets (huile et pâte rien de plus) nous sont servis par la thailandaise qui prépare ses petites choses avec soin. Les autres vendent des fruits, légumes, viandes, poissons. Il n’y a pas grand monde. Nous retournons nous coucher.

10h: nous nous reréveillons. Dejeunons, reprenons la route en direction de Mae Sai, visitons un lieu surprenant avec des tasses de thés géantes et des lions tout aussi immenses au dessus d’une plantation, discutons avec une vieille chinoise rigolote, perturbons dans leur déjeuner les enfants d’une école tout exités de voir deux ours casqués, passons par Doi Tun où se trouve un beau jardin fleuri, mangeons des lichis sur la route -ils ne sont pas encore murs (heureusement pour les paysans).

15h: nous arrivons à Mae Sai, découvrons une ville frontière hyperactive, pleines de marchés de toutes sortes (je remarque surtout les blattes grillées… ils auraient été heureux à notre hotel de Chiang Mai, ou nous partagions la chambre avec une famille de cafards énormes -et quand même capable de rentrer chez eux par les petits trous du lavabo: ils sont forts ces cafards).La ville n’est pas très belle, mais sympathique. Surplombée par le temple du scorpion. Comme chaque soir, le coucher de soleil est magnifique, d’un rose unique. Et réellement impossible à prendre en photo (au cas où il y en a qui voudraient une preuve). Nous logeons dans une guesthouse spartiate: deux matelas par terre. Au petit matin, la lumière passe par les murs tissés en osiers, est filtrée par la moustiquaire. Plaisant, dépaysant.

Jour n°3

8h: Jus de banane, oeufs brouillés, chocolats chaud et confiture de groseilles.

9h: pour une fois il fait frais, nous roulons de nouveau, à fond vers Chiang Saen. Arrêt au centre du Golden Triangle (cf. Histoire de l’Opium), visite de son très beau temple où un chat noir a les yeux grands ouverts aux pieds de Bouddha doré et géant. Le Mékong enlace la terre de Birmanie, qui forme la bande de terre triangulaire. De part et d’autre, la Thaïlande et le Laos. Le lieu est très touristique. Fuyons.

11h: nous arrivons dans la plaisante villede Chiang Saen, vivante, pleine de vestiges. Les ruines brunes côtoient les bâtiments “modernes”, ternes, et sont disséminées un peu partout. Un temple un peu retiré attire notre attention: le vieil arbre qui le garde est jonché de fleurs oranges, Bouddha veille sous une construction de bois totalement ouverte, les ruines alentours sont revêtues de toges oranges ou dorées. Les marchés occupent de nombreuses rues. Nous mangeons des gambas grillées, du poulet pris dans une sorte de baton en bambou et des bananes sur les escaliers qui mènent à l'”embarcadère” du Mékong.

Demain, c’est sur ses flots que nous voguerons pendant deux jours, direction Luan Prabang.

Faire partie de la famille des mobylettes.

La mobylette, c’est bien, et nous allons vous dire pourquoi:

1- Ca va plus vite qu’un vélo et c’est plus drôle dans les montées thailandaises aussi raides que leurs massages (on ne vous l’a pas dit? Nous nous sommes fait masser par des aveugles à Chiang Mai).

2- C’est la meilleure façon de supporter les 40° (température relevée au coucher du soleil…) qui reignent sur le nord thailandais en pleine sécheresse, non seulement grace au vent (brûlant) mais surtout grace aux seaux d’eau que vous ne manquez jamais de vous ramasser au passage.

3- Ca va vite mais pas trop, assez pour avoir la liberté de s’arrêter, de se faufiler dans les petits chemins, de visiter les petits villages et de parler avec les gens (qui sourient un peu en vous voyant tenter le “style thai”: conduire une mobylette, avec deux casques fluos -ce qui n’est définitivement pas “thai”…)

4- C’est le meilleurs moyen de partir à la rencontre des thailandais, d’abord parce que c’est là leur premier moyen de locomotion, qu’il s’agisse de mobylette-side-car, de mobylette-porte-paniers, de mobylette-à-tout-faire-et-à-tout-porter ou de la simple mobylette, telle qu’elle est, pas très gracieuse, bruyante, polluante, pratique (surtout quand on arrive à faire monter toute la famille dessus).
Ils ne manqueront jamais de vous faire un petit signe et de vous lancer un “where are you from?” dont la réponse partira dans les airs… Je vous avait bien dit que ça roulait vite une mobylette.

Jour n°3 la suite : Faisez gaffe aux français: ceux qui ont entendus nos conseils.

…et quand c’est à notre tour de demander de “l’aide”, les gens ne veulent pas nous aider, nous pauvres français.
Besoin de trouver des dollars pour éviter l’arnaque de 30 euros (quand même!) sur le change à la frontière laotienne pour payer les frais de visa. Apres avoir tenté plusieurs maisons de change de la ville qui sont sans les précieux billets verts, demandés au agences de voyage et à l’hotel pour hommes d’affaires (autrement dit, “de luxe”) de Chiang Rai, proposé à des américains peinant à dissimuler leur accent (américain) pour nous répondre “ah mais c’est de dollars américains dont vous avez besoin, nous ne sommes pas américains!”, nous avons L’Idée : pourquoi ne pas tenter l’aéroport? C’est à 20 minutes motorisé, et nous avons du bol puisque nous le sommes encore! Allez zou! C’est parti pour notre dernière virée à mobylette. Miracle, nous trouvons des dollars derrière le seul guichet d’échange du petit aéroport de Chiang Rai.

Laos, nous sommes prêts!

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  1. Geoffrey
    11 avril 2010 à 18 h 00 min

    Toujours aussi galère à lire vos articles mais toujours aussi passionnants 🙂

    kiss kiss les amis

    Geo

    ps: vous pouvez me ramener un deux roues? Je n’ai plus de moto…

  2. 13 avril 2010 à 13 h 57 min

    Sagouin ;°). Pour la peine, je vais corriger ça tout de suite!