Sur la route du Dakar de la bolivie au Chili…

Dans le desert, difficile de vous ecrire, mais nous avons bien pense a vous!

Partis de Sucre le 5 janvier, arrives a Potosi trop tard pour avoir la connexion avec Uyuni (evidemment si les gens ne mettaient pas une heure a charger une malette,a s insulter en espagnol -ca a un cote folklorique pour l etranger- et 2 heures a se placer -mais ou est le numero 25?), nous avons pris le dernier bus de 19h, et en attendant, mange du pain maraqueta (pain francais), regarde un homme se faire bruler les cheveux sur la place (sorte de spectacle de rue…), achete des ciseaux en negociant le prix de 5 bolivianos a 3 (pauvre vendeur) pour couper nos propres cheveux, jete un dernier coup d oeil a la place de Potosi, defiguree par les decorations de Noel surabondantes…
A 2h30 du matin, nous sommes arrives a Uyuni, derniere ville sud-bolivienne, avant le Chili. Nous sommes restes dans le bus, et y avons dormi jusqu a 7h, heure a laquelle l assistant du chauffeur est venu ouvrir la porte (fermee a double tour), les joues gonflees par je ne sait quel phemomene : l adolescence, les oreillons?
A 7h15, nous avons donc arpentes les rues d Uyuni, cette minuscule ville sans grand charme envahie de touristes ou les toilettes publiques, centrales, regorgent de mouches. Nous avons croise une petite dame qui nous a promis un prix interessant pour faire le tour du fameux salar d Uyuni. Nous l avons suivi. Nous avons negocie. Et nous sommes retrouves sans doute a payer le meilleur prix de la ville (ce que nous nous sommes gardes de dire aux autres afin de ne pas lancer de vague de deprime -et finalement nous avons craque lorsqu un francais tout fier de son prix nous a force une main imaginaire, une main orgeuilleuse… Tout ca pour vous dire, a vous voyageur, NEGOCIEZ! Et ne croyez pas qu en payant plus ce sera mieux. Ils proposent TOUS la meme chose,ils ont des cuisinieres en commun, s arretent aux memes endroits… la difference seule peut etre faite par le guide. En ce qui nous concerne il etait assez absent).
Vers 10h, la petite placette de la ville est remplie de touristes qui dejeunent sur les terasses. Nous avons fait de meme, et malgre les prix abusifs, avont pris plaisir a etre sur cette place ensoleillee et arboree.

A 10h30, tous puants et ebouriffes, n ayant pas trouve de douche, et le prix interessant etant lie au fait que nous devions partir le jour meme, nous avons rejoins une bolivienne (parlant parfaitement francais, et plutot riche j imagine), etudiant l agro, tres interessante, deux mexicaines, une reporter un peu snob et une prof de socio gentille, et un coreen (du sud), Woody, le plus agreable.
Notre guide, Grobert (quel nom!), avait l air fatigue avant de partir, je l excuse donc pour son air perpetuellent absent. Il faut dire qu ils les font travailler sans relache, et que le tour que nous avons fait, s il ressemble au dakar, n est aucunement reconnu comme ce dernier. La cuisiniere a finalement ete abandonnee a Uyuni, afin de laisser a nos jambes de geants un peu d espace. Il a fallu en chercher une a l ile de cactus geants au centre du salar, et n en trouvant pas, Grobert  s est resolu a cuisiner lui meme. Et c etait tres bon (premier repas: Lama,quinoa et salade).

Le 6 janvier, nous sommes partis a la visite de l un des lieux les plus magiques au monde, malgre la presence a nos cotes de milliers d autres touristes! Il est difficile de decrire de tels paysages, je vous laisserais aller voir les photos, et pour les sensations reelles (mal de fesses dans le 4*4 par exemple), aller en Bolivie (Sud Lipez)!
Durant 3 jours de 4*4 intensifs qui m ont donne la sensation de vivre le Dakar -car ici ce sont les voitures qui font les routes- nous avons traverse un desert de sel, de sable, de roche, de cactus, de lagunes colorees. Malgre la saison des pluies, nous n avons pas recu une goutte sur le pare-brise, si ce n est celle des flaques immenses dans lesquelles reflettent les mirages, les montagnes qui s effacent,les tas de sel. Le moment le plus genial a sans doute ete l arrivee sur la lagune rouge, ou broutaient quelques lamas aux oreilles enrubannees de rose et de vert, picoraient des familles de flamands roses et nous regardaient curieux -mais de loin- les gracieux vicunas.
L arrivee, aussi, au premier soir, dans l hotel de sel, ou, tout comme le nom l indique, tout est fait en sel, du toit au lit. Malgre la blancheur du lieu l ambiance est chaleureuse, les murs semblent avoir ete tailles dans un marbre brut qui reflete et garde la lumiere. Autour de la table, la bolivienne blonde aux yeux bleux, Andrea, nous a dit etre contente de la presence d Evo au pouvoir, ne pas aimer celle de Sarkosy en France(mais avouer qu il n y a personne qui tienne la route en face), et mieux connaitre le statut des paysans francais que ceux des boliviens. Dans la region du salar ( ja ai oublie de preciser que c est le plus grand du monde,10 000 m2), par exemple, le probleme de la mecanisation se pose. Comment ameliorer les conditions de vie paysannes, sans perdre l authenticite de leur travail, disons la qualite de leur production? On voit travailler cote a cote les boeufs et l araire, et les tracteurs. Dans le desert sale, ou se cultive principalement le Quinoa, les boeufs disparaissent et on mecanise. Comme les tracteurs ne peuvent pas fonctionner sur les versants ou se cultive la cereale, on deplace les champs sur les plaines. La disparition des animaux entraine une perte de richesse au sol (plus d excrements pour fertiliser la terre) et destabilise la mobilite de l eau. Alors, qui a la reponse a ces mutations necessaires mais nefastes ? 😀

Le dernier jour, nous sommes arrives, apres visite rapide des geysers dans le noir, aux bains thermaux, vers 6 heures du matin. Les plus tentants que j ai vu, au milieu des montagnes, avec les flamands roses, au lever du soleil, dans la lumiere rose… Mais il fait trop froid a 6 h du matin dans le desert!
Apres avoir dejeune avec vue sur l eau fumante sans y mettre un doigt de pieds (mais de main, si), nous avons continue jusqu au Chili. La frontiere? Une baraque avec ecrit “Migracion boliviena”, une carcasse rouille de bus, taguee, enfoncee dans la terre rouge, un volcan, et des traces de vehicules qui filent vers le Chili, dans le sable… Un no man s land rejouissant!

La transition entre la Bolivie et le Chili est surprenante, car bien qu ils partagent le meme desert,les paysages sont soudainement tres differents. En Bolivie, on foule le desert,on dirige ses yeux vers le haut. Au Chili, on perd pieds,tant la vue ouvre sur un espace immense et innacessible. On a l impression de “tomber” au Chili. On descend la pente avec plaisir,  d autant plus d ailleurs que la pente est goudronnee: on arrive en territoire riche.

Cela fait seulement 5 jours que nous sommes au Chili, mais nous avons deja pu nous rendre compte du fait que : le nord ressemble aux Etats Unis, les gens y sont tres aises, les paysages sont tres divers et magnifiques, le centre ressemble a l Europe, que c est genial!

Nous avons fui l oasis de San Pedro de Atacama ou nous sommes arrives le 8 janvier (trop cher!!!) pour La Serena (17 heures de bus),une jolie ville paisible au bord de la mer, dont vous connaissez peut etre le nom, spectateurs du Dakar! Nous n y sommes restes que quelques heures,avant de repartir pour Vicuna ou nous sommes alles observe les etoiles (et Jupiter) dans des telescopes derniere generation.
Nous avons plente notre tente a cote de celle de Gisela et Edgardo, deux chiliens adorables qui nous ont emmennes un peu partout avec eux. A commencer par la vallee des vins, entre Vicuna et Pisco Elqui, qui offre des panoramiques superbes et qui nous a rappelle la Provence! Les montagnes sont tres differentes, mais la lumiere sur les places ou les petits vieux somnolent sur les bancs en face des eglises ont quelque chose de notre sud francais, la couleur des bougainvilliers, l odeur des vins taniques… Ici les viticulteurs n hesitent pas, afin d economiser, a acheter des terrains innacessibles sur les flans des montagnes, a y planter des vignes a la verticales et a y faire travailler,au risque de tomber, les vendangeurs (temoignage d Edgardo). Ici les vignes sont tres hautes (a notre taille! Meilleur pour le dos), et on distingue principalement trois sortes de raisin: tres gros: vins de table. Moyen: vins de garde. Petits: Pisco, la grande specialite!
Nous avons goute deux cabernet sauvignon en accompagnement des “choripans” et cotes de porcs delicieusement prepares par Gisela et Edgardo au grill du camping. Les “choripans” sont une specialite chilienne: du chorizo (doux) a la braise dans du pain. Simple, et efficacement bon!
Ils nous on laisse hier soir, apres avoir regarde l arrivee du Dakar a la Serena ensemble. Les deux premiers motards sont arrives sans emulation du public (que voulez vous ils ne sont pas chiliens!), main gauche sur la cuisse et salut digne du pape aux spectateurs.
Nous avons pris un bus de nuit pour Valparaiso ou nous sommes arrives ce matin. Nous sommes tombes sur une guesthouse tres sympathique, ou nous sommes tentes de rester quelques temps…

  1. Johanne et Thomas
    13 janvier 2010 à 19 h 08 min

    Chers ours,

    Nous avons reçu votre dernière carte postale ! Un grand grand merci ! Elles nous font toutes autant plaisir les unes que les autres. Elles représentent un peu de gaieté parmi toutes ces factures et publicités que nous recevons chaque jour !!!

    Un très bonne année 2010 également, mais on sait qu’au minimum les 8 premiers mois seront excellents 😉

    Mille bises and … miss you !

  2. Johanne et Thomas
    13 janvier 2010 à 19 h 09 min

    Au fait c’est graaaaaaave beau les paysages (photos) !!!!!

  3. coutaud
    16 janvier 2010 à 19 h 09 min

    salut les nounours! trop beaux vos paysages et trés sympa la photo en plein “jump” sur une plaine de sel. Pour nous c’est plutot “raining days” en ce moment! et quand il ne pleut pas il fait un froid quasi polaire (pour l’homme du sud que je suis), mais bon le moral est au beau fix comme vous! Nos petits guars sont partis pour Haïti il y a 3 jours et ils ont déjà sortis pas mal de victimes certaines vivantes d’autre… Enfin je présume que le chef Fifi vous en a parlé… si l’ordi n’a pas explosé sous la pression de ses doigts !! je vous fait milles baisers pour cette nouvelle année et faites bien attention à vous. bye

  4. coralie
    18 janvier 2010 à 20 h 15 min

    coucou
    et oui 1 an de plus mon vieux c la vie !
    joyeux anniversaire .
    gros bisous profitez un max.
    tatie paulette, tonton yves
    cora et jean et leurs 2 demis

  5. Maxi et Sabri
    18 janvier 2010 à 20 h 20 min

    Coucou les aventuriers du désert DU sel perdu ! Nous suivîmes vos rocambolesques péripéties contre vent z’et désert z’assaisonné! Et c’est dans un jour perdu au coeur du No man’s land ou la nourriture vient à manquer que fluctue dans ma bouche un gout de chaussettes salées. Wouhou ! Maxi Rigolade ! Stiiischhh !!
    Bon trêve de plaisanterie un bon anniversaire à LoLo !
    Bon courage et profitez bien !

  6. 18 janvier 2010 à 20 h 51 min

    Bonjour Loic,nous te souhaitons ainsi que meme ,un joyeux anniversaire pour tes 26 printemps.Grosse bises de nous tous.

  7. parrain et moune
    18 janvier 2010 à 21 h 11 min

    salut les aventuriers. bon anniversaire mon filleul du bout du monde. il est temps de rentrer parce que ca devient lassant de vous voir vous eclater à l’autre de l’autre coté de la planete et moi de partir tout les matin pour une nouvelle aventure ……au bureau….snif…bon tant pis.
    profitez un mega max . gros bisous à vous deux de marseille.
    parrain annie celine mathieu

  8. Flo
    19 janvier 2010 à 6 h 35 min

    Ah, le 18 janvier, je note, je note. Bon anniversaire alors ! 26 ans déjà ? Je croyais que tu étais plus jeune que ça. :-p

    Au passage, c’est Tokyoite, et non, je ne t’en veux pas ^^.

    Bises vous deux,
    Flo

  9. daniele longuepee
    16 février 2010 à 21 h 29 min

    😛 😉 partir c’est mourir un peu, sans aucun doute ….
    mais c’est surtout vivre une si jolie vie

    profitez
    profitez et continuez a nous décrire des paysages incroyables

    bisous