Mémoires des 20 derniers jours argentins – et des 6000 km parcourus

Arrivés au Brésil ce matin a 7 heures, nous sommes accueillis à la sortie du bus (où nous avons été servis par le sosie de Joaquin Phoenix – troublant, d’autant plus quand on sait qu’il a tué César, son père!) par Victoria, qui nous attend avec sa mère, dont je devine immédiatement qu’elle travaille dans la mode. Mon intuition se confirme lorsque nous pénétrons, après une petite visite matinale de la ville de Porto Alegre, dans la charmante petite maison au milieu des immeubles remplie de bouts de tissus, d’accessoires, d’écharpes brodées, de beaucoup de couleurs chaleureuses, et de babioles qui évoquent le voyage, voire l’Orient. La maman, Grace, de grands yeux bleus et les cheveux auburn, nous parle portugais – nous ne comprenons pas grand chose, et pourtant nous allons devoir nous y mettre puisque dans quelques heures, nous nous rendons au repas du baptême du fils du cousin de Victoria… Victoria? Une jeune fille de 21 ans rencontrée au Guatemala, l une de celle avec qui il ne faut pas manquer de rester en contact. Elle étudie l art, et a pris quatre ou cinq mois pour visiter l Amérique centrale et du sud en solo.

Nous sommes donc au Brésil, ce qui signifie que nous avons quitte l Argentine ou nous étions depuis plus d un mois et demi, et surtout, mes chers parents que j espère ne pas avoir trop fatigues au lieu de les avoir remis en forme (désolée Julien, j ai bien peur que mon père ne puisse te cuisiner a son retour que des pâtes). Je suis sure qu’au moins ils repartiront, si ce n est ressources, avec pleins d images dans la tête, car le nord de l Argentine donne beaucoup a voir (et à penser).

L arrivée a Buenos Aires, en taxi pour les fifis, en bus pour nous venant de Rosario, les retrouvailles dans la pièce rouge de l hostel inn de San Telmo, le quartier ou il vaut mieux éviter de se perdre…
La visite de Buenos Aires et de tous ses quartiers éclectiques, La Boca étant celui qui nous a le plus marque, par ses contrastes, ses couleurs autant que sa noirceur. Le tango, qu il faut, contrairement a ce que l on pense, chercher. Les petits shorts des filles, la viande de la Cabana de las lilas, les nuits bruyantes, la tranquillité du port, les moustiques.

La location d une gol trop petite, immédiatement suivie de la route interminable entre Buenos Aires et Mendoza, ou, parait-il, il y a des gauchos (nous n avons vu que les statues et petites maisons rouges devant lesquelles il faut klaxonner -cf Gauchito Gil- et aussi un homme rentrant dans son ranch avec son 4*4 nous proposant de l aide: #non merci nous avons juste renverse un litre d huile dans la voiture#), que nous avons faite de nuit, finissant par s allonger sur un bord de route, dans l herbe, première fois sans abris pour mes parents.
La belle Mendoza, ses rues tranquilles, un hotel a l odeur de moisi mais quand même propre, la route des vins la plus moche de tous les temps.
La route jusqu’ a Barreal, autrement dit les virages sur routes étroites non bitumées, l arrivée dans le désert, la vue sur les Andes, sommets enneiges, et soudain l oasis, la verdure qui se découpe dans le paysage pastel. Barreal, ou nous dormons dans un camping aux installations rustiques, ou les pizzas son bonnes, et le vin pétillant comme le vin italien. Le gérant est sympathique, et fait du canoë avec sa femme dans la piscine. Eugenia et son fiance le grand tatoue lunettes de soleil noires nous offrent du vin de San Juan, comme ca, pour qu on sache, qu on goute. Le chien de la rue San Martin -celle qui mène au fleuve ou nous nous baignons- veut jouer avec papa au lancé de pierre.
La route jusqu’a San Blas, la route 40 ou vous ne croisez pas un chat pendant des milliers de kilomètres, et seulement un kiosque a une intersection ou un gars bronze et très accueillant (pour de vrai) vous vend du pain sec et lourd pour 6 pesos, San Blas, regroupement de petits villages typiques ou nous avons échoués un peu comme de baleines après avoir découvert que les routes argentines sont rares a être asphaltées, et qu éviter un million de nids de poules, c est épuisant.  Ou nous avons dormi, les ours, dans la voiture, les parents, dans la tente, dans une chaleur épouvantable, au milieu des corbeaux perchés aux arbres secs, sur une terre craquelée.
La route jusqu a Cafayate, rouge, enchanteresse, forets de cactus et paysages de western, rochers immenses et miracles de l érosion, villages déserts et villes sales avec parcs ombrages, regards interrogatifs et population tranquille, vignobles harmonieux et domaines riches, montagnes colorées. Visite du site inca de Quilmes, l une de nos rares marches. Cafayate, ou nous faisons l une de nos nombreuse parrillas avec l aide du propriétaire de l hostel, lieu sans prétention, de campagne, reposant.
La route encore, jusqu a Salta, magnifique, rouge et verte, peuplée de formation rocheuses (dont le crapaud) et de canyons, ou nous nous faisons arnaquer sur le prix d un saucisson de lama néanmoins absolument délicieux. Le mal de dos, les pieds de papa a droite et a gauche de mon siège, les ongles jaunes a couper stp, l arrivée dans Salta décevante: on ne dormira pas ici. L absence énervante de moustique (bon sang on nous avait promis des moustiques et rien! tant pis on utilise quand meme nos produits). La route de meilleure qualité jusqu’à la station essence qui nous sauve tout juste de la panne, a 200 km de Salta, au milieu du nulle part qui habite l espace jusqu’à Corrientes. Des vaches, des prés, des champs. Et cet hostel en construction a cote de la station essence à qui il ne reste qu une chambre pour 3. Nous nous en contentons, le lieu, en brique, est agréable, nous y dormons très bien. Il y a un congres de vétérinaires -je demande a l un d entre eux s il est camionneur, je ne sais pas comment il le prend.
Corrientes, une ville plaisante, pleine de pêcheurs (si ce n est de poissons) et de buveurs de mate. Victime d une inondation une semaine avant, les accès aux berges sont fermés. L eau est brune, comme les gens. L hostel dans lequel Hugo de l office du tourisme nous trouve quatre place est un havre de paix, le plus bel hostel depuis 6 mois pour nous.
La route, toujours, entre Corrientes et Iguazu, ou nous passons des champs a la jungle, les palmiers, les bananiers, les paysages luxuriants ou les oiseaux sont tellement nombreux que Loic n arrive pas a éviter le meurtre de deux d entre eux (sans compter les milliers de papillons qui finissent par jaunir le pare-brise). Les parents sont sages, quoi que tordus, a l arrière, on prend quelques portraits mémorable de leurs siestes inconfortables.
Portraits mémorables aussi des chutes d Iguazu qui sont de véritables merveilles naturelles, et qui donnent aussi a voir un sacre panel de touristes emballes dans leur capes de pluies multicolores achetées a la sortie du bus. La beauté des cascades nous fait oublier l entrée similaire a Disneyland et l ambiance petit train touristique. Nous visitons le cote bresilien le premier jour, le cote argentin le deuxième jour. Pour 200 pesos, notre chambre d hotel donne vue sur la piscine, les bananiers, nous sommes les seuls a utiliser  la parrilla, nous pensons avoir fait le tour de toutes les manières différentes de loger. MAIS! non! Après le dortoir aux lits superposes ultra bruyant, le camping sauvage, le camping apprivoise, le dortoir luxueux, l hostel de bord de route pour camionneurs (et vétérinaires), la chambre d hotel a l odeur de moisi un peu glauque, la voiture aux sièges 10eme classe, le petit appartement avec piscine, nous n avions pas encore expérimentés la chambre avec draps peuples de rognures d ongles, de poils et de cafards. Ah! Et j allais oublier: de paillettes aussi. Explications: #non mais vous comprenez, le carnaval, tout ca, le ventilateur,  c est normal, des paillettes et des poils dans les lits# On avait déjà paye, et le lieu était surement le plus potable de la ville de Monte Caseros, ou ne viennent pas d étrangers. C est du  moins ce que nous dit la femme de ménage (ou la femme tout court…) que nous croisons le matin, et qui est fascinée de rencontrer des français… Mais comment a t on atterri a Monte Caseros? Détour de 6o km sur notre route pour trouver un logement, désespères de rouler sur une artère ou il n y a rien, VRAIMENT rien.
La route, youpi!! entre Monte Caseros et Buenos Aires, ou nous n avons pas le temps de visiter le parc national las palmeras ni Colon, mais ou nous apercevons quand même l immensité de la palmeraie ou vivent les perruches vertes et les maisons sur pilotis qui bordent le rio Parana. De l autre cote du pont, Buenos Aires nous attends, et nous avons la chance de trouver immédiatement un logement, une chambre pour 4 au 4eme étage d un vieux bâtiment d ou nous voyons le cote gris de Buenos Aires. Les garçons vont rendre la voiture, les filles prennent leur douche. Pour la dernière fois, nous mangeons une parrilla, et pour la première fois, dans un restaurant, une brasserie ou nous sommes les seuls touristes. Copieux.
Le lendemain nous reprenons nos sacs sur le dos, et nous voila partis pour l Uruguay, destination Colonia del Sacramiento, ville paisible de l autre cote du rio de la plata, ou il fait bon se reposer. Se loger coute un prix fou, et nous restons a l auberge El Espanol, la moins chère, avec une immense grille pour accueillir nos viandes et poissons. La ratatouille, ce soir la, sera délicieuse.
Apres avoir rate le bus de 11h pour montevideo (mince le décalage horaire) et s etre fait regarde de travers pendant que nous dégustions miel et dulce de leche dans le salon rustique (mince le check out), Loic a réussi a courir après un bus ( c est  une image) qui partait pour Montevideo, service réservé a ceux qui des embarquaient du bateau venant de Buenos Aires. Maman met son chapeau avec élastique, papa enlève ses chaussettes. A 14 heures environ, nous sommes a Montevideo. La capitale n a rien d extraordinaire, son marche donne envie de manger, ses rues bruyantes d aller a la plage, sa plage marron de se laver. Nous dormons dans un dortoir pour 8 personnes. Ambiance sympa et dernier repas ensemble mémorable, puisqu en allant chercher a manger (n espérez pas trouver de la vie ni des restau après 21 heures dans le vieux Montevideo) les parents tombent sur un vieil homme qui leur conseille une bouteille de vin, et leur propose sans attendre de venir chez lui. Ce monsieur vit en fait au 17 eme étage de l édifice le plus célèbre de la ville, une prouesse architecturale peuplée de balcons vertigineux. Nous entrons les yeux écarquilles chez lui, l endroit le plus étrange au monde, la caverne d alibaba, a moins que ce ne soit le trou dans lequel tombe Alice, par une pièce ou nous ne marchons qu a conditions de faire tomber de la vaisselle, des livres poussiéreux, toutes sortes de bibelots improbables qui sont en fait de véritables trésors. Il n y a pas de lumière (peut être la laisse t il volontairement éteinte, sa femme malade est dans la pièce a cote), et nous accédons a la terrasse après notre parcours du combattant. La vue est belle, sur le port, la plaza independencia a nos pieds, mais c est cette pièce mystérieuse perchée au dessus de Montevideo qui est la plus fascinante. Abelardo nous parle d histoire, est prêt, je le sens, a tout nous raconter, mais Reinetta, en petite reine, nous jette dehors, aussi discrètement qu elle le peut. Elle appartient a la noblesse sicilienne, et ne le cache pas, bien que son sourire s essaie tant bien que mal a montrer de la considération envers les petites gens… Nous reprenons l ascenseur, écourtant la rencontre.

De retour a l hostel nous cuisinons (papa surtout bien évidemment) et invitons Gabin, le canadien qui travaille ici depuis 1 mois et demi, a notre table. Gabin invite a son tour Max, le bresilien qui est en Uruguay depuis 8 mois. Nous partageons, après les spaghettis bolo le vin et les bières, le gâteau a la confiture de lait choisi par Loic,et les deux nous demandent quelle est l occasion. On leur fait croire que c est toujours comme ca, qu en France les gens font la fête sans raison – alors que c est seulement chez les fifis.

Le séjour en Uruguay se termine pour nous, et nous abandonnons les parents a Montevideo. Notre bus part a 20 heures. Au menu des lasagnes et un sandwich-croissant. Heureusement, nous avons déjà traverse la frontière bresilienne avec eux, a Iguazu, car ce bus est le premier que nous prenons qui ne nous dépose pas faire nos tampons, et qui se charge de tous. Moi qui aime voir les frontières, je ne verrais donc rien. Je resterais sur celle que nous avons passée en Iguazu, blanche, propre, proches d un lieu de panneaux publicitaires, et mal organisée.

  1. anouchka
    8 mars 2010 à 2 h 53 min

    😳 L’ordinateur est enfin libere de ses encombrants occupants et je vais me livrer a une petite synthese qui ous traduira l’ambiance qui a suivi votre depart arrose non de biere ou de vin mais de larmes…Nous sommes repartis en direction de cette magnifique tour de beton erigee dans le ciel et avons eu la merveilleuse surprise d’y decouvrir des escaliers immenses de marbres blans veines de rose puis des vitraux pure merveille oubliee par le occupants des lieux…Quelle tristesse,,,une cour interieure toute a fairt surprenante par la crasse et la pauvrete qui se degage de ces lieux promis a l’opulence et la beaute…<impossible de detacher nos yeux de la tour des miracles,,,Nous avons ensuite fait une demonstration de tango 2made in France2 pour les etrangers qui nous filmer pensant voir des tangueros uruguyains…Mais avons ete chaleureusememt applaudis par des vieillards echappes de Brighton ce qui a rejoui notre ego et nous a ouvert l'appetit un plat de frites passant pres de notre odorat extrememnt developpe. Nous avons suivi l'assiette et nous sommes installes sur une charmante terrasse ou de mon plus bel accent uruguyen, j'ai commande le repas compose de salades, poissons et frites…Tout ceci servi tres copieusement et paye en dollar et sublime par une glace magistrale,,,Crunch Miam miam miam¡ Le soir nous sommes rentres sagement a l'hòtel et avons fait un gros dodo. Le reveil fut plutòt agreable en compagnie d'un francais Gerome jeune anthropologue et sociologue en vadrouille comme vous a travers l'Amerique latine depuis 7 mois et accompagne pour ce desayunado "en famille" Fifi (et oui, nous avons toujours autant d succes) par l'uruguyain Alphonso, etudiant en cinema a l'instar du bresilien Max qui avait partage la veille notre repas avec le canadien Gavin…Ensuite, nous avons ete voir la magnifique cathedrale de Montevideo qui merite le detour, comme les eglises que j'ai visite aujourdhui a buenos airs ou nous sommes arrives en bateau hier soir sur un port bonde par une foule coloree venue admirer les trois et quatre mats mis en beaute pour l occasion sur une mer calme et doree par une multitude de lampes deposees sur les enormes mats pour l occasion, les marins de toutes nations prenant la pose sur les ponts rutilants pour plaire a un public avide de photos…
    Tout cela etait magique le pont qui traverse le fleuve changeant de couleur…Ensuite n'ayant pas reserve de chambre nous avons dormi dans un hòtel pourri mais comme nous nous sommes couches a 4 heures du matin apres avoir ete danse a la "confeteria Ideal" jusq'a 5 heures du mat nous n' avons souffert de la nuit blanche et pour rester dans l' ambiance nous sommes repartis danser dans une autre partie de la ville le tango dans le kiosque "la Gloriette" et…Nous repartons pour une nuit de folie…Hasta luego on m' attend pas le tmps donc de verifier les faites et de trouver les accents…Alice aux pays des merveilles..

  2. anouchka
    8 mars 2010 à 5 h 00 min

    Suite du precedent courrier¡ Nous avons passe cette si delicieuse soiree en votre compagnie .Papa ours au micro et grand ours sur la piste de danse…affames et assoiffes, nous y avons bu un vin muy delicious et mamge des choses “speciales”, nous avons entendus chanter et jouer les maestros…et nous sommes un peu gais¡ Quelle belle soiree…Nous avons decide d’aller manger labas pour notre derniere soiree a Buenos Aires et je n’invite pas Michel a venir car c’est muy romamtica mais si Danielle veut venir nous l ‘attendons, Appareil photo jetable et non ejectable en vue pour perenniser ces instanta tout a fairt innenarrables et inoubliables puisque nous y sommes Didou a deja conquis le serveur reclcitrant…,

  3. anouchka
    8 mars 2010 à 5 h 09 min

    👿 Excusez les fautes mais je ne maitrise pas le clavier…Bonne continuation aux grands ours. Je reserverais la plume desormais a mes etudes¡¡¡¡HI HI Hi…Ah¡ au fait’ la glace au chocolat que j’ ai partage avec papa ours ce soir au “cafe tortoni” etait fabuleuse. La creme d lait etait particulierememt savoureuse¡ 😀 Les chauffeurs de bus transformes en taxi bus pour l’occasion nous font faire le tour de la ville pour 1 pesos 20….Hasta luego, il est temps pour nous de rejoindre nos penates car un long programme nous attnd esta mamaña. Crunch miam miam .Bisou a la plus jolie oursonne que nous connaissions. Mamouchka