A propos

« Pourquoi les grands ours ? »

 

Le projet des grands ours est né en 2008. C’est l’histoire de deux Varois exilés à Paris, soudain motivés par la buée sur les vitres à partir à la découverte du monde. De réputation à la fois « nounours » (caractère tendre et généreux de la peluche) et « grizzlis » (sauvages et brutaux), connus pour aimer le miel et portés vers l’hibernation, velus pour les intimes et de dimensions plutôt élevées, c’est d’abord le regard des autres qui nous a conduit à créer ces personnages.

 

La Grande Ourse, que nous avons toujours regardé avec romantisme, puis envie de la retrouver aux quatre coins du globe, a définitivement décidé de ce surnom.

 

L’histoire

 

Après avoir voyagé 365 jours avec leur maison sur le dos entre 2009 et 2010, les grands ours sont redevenus Varois et touristes ponctuels, avant de repartir en 2013. Ce blog rend compte de leurs aventures, partage leurs visions et images du monde, et également leurs bons plans, qu’il s’agisse de pique-niquer sur la plage la plus sauvage du Var, au sommet d’une colline secrète des Maures ou d’avoir le plus beau point de vue sur Hong-Kong, Sydney, Delhi, Mexico, Los Angeles, une foret guatémaltèque ou une jupe écossaise… Les grands ours vous proposent des portraits de notre monde, et aussi un petit peu d’eux-mêmes. Ce sont deux personnages qui aiment la simplicité. Et quoi de plus simple qu’une rencontre ?

 

Au fil des portraits de nos rencontres, l’immersion dans l’univers des grands ours vous permettra de voyager «avec» nous, de choisir votre prochaine destination, de trouver les informations qui ne circulent pas dans les circuits officiels et qui pourraient bien vous servir – ou pas : ce sont souvent les informations inutiles, celles qui «ne servent pas», qui s’avèrent les plus truculentes – ou encore de connaître nos impressions de lecture sur des récits de voyage.

 

Le Journal des grands ours

 

Le Journal des grands ours, tenu jour après jour pendant 365 jours, propose une réelle immersion dans un « tour du monde ». C’est le moment de voyager à travers la lecture et de découvrir pas à pas une vingtaine de pays, à travers une vision spontanée sans retouche : celle d’un couple (23 et 25 ans) qui quitte pour la première fois la France, prend pour la première fois un avion, et cela pour un an. Qu’est-ce que c’est que voyager aujourd’hui, alors que nous avons une « connaissance » préalable du monde construite par les médias ? Qu’est-ce que l’écriture rend du voyage initiatique ? Et comment l’ « actualité » se traduit-elle dans le regard du voyageur qui ne la suit pas (autrement qu’en direct) ?

 

Le blog des grands ours

 

Lesgrandsours.com est une vision de voyageurs de plus sur la toile. Notre vision du voyage est celle-ci : partir est un mouvement qui n’a besoin ni de sens ni de jugement. Chaque voyage a son intérêt, quelle que soit sa forme. Chaque habitant à son intérêt, local aux habits traditionnels ou riche expatrié. Nous nous inscrivons dans la catégorie des « routards », grattant le moindre centime et non soucieux de se laver ou de manger « hygiénique », mais on est finalement jamais loin de la route de tout le monde, touristes à roulettes ou hommes d’affaires. C’est d’ailleurs ce partage d’un même lieu qui donne tout son sens à un voyage.

 

 

Penser encore et encore le voyage…

 

Le blog emprunte donc sentiers battus et non battus, il est surtout l’itinéraire d’une pensée et d’une écriture, tracé par l’envie de partager aussi cette tension qui nous anime : l’envie d’espace, grands ou minuscules, dans lesquels se perdre ou se réfugier, et l’attachement à la sagesse de rester au même endroit, l’attachement à nos racines varoises et à la répétition quotidienne du même émerveillement devant la diversité du même : branche de pin ou trajet en train.

 

Photo prise avant notre départ par Geoffrey, juin 2009, Paris.

Photo prise avant notre départ par Geoffrey, juin 2009, Paris.

Hier, j’ouvrais une BD de Thorgal achetée 1€ pour les Restau du cœur. C’est cliché : mais tellement vrai. Thorgal regarde sa bien-aimée (sous le ciel étoilé) et lui dit : « Mon pays, c’est toi. » C’est ça aussi, lesgrandsours. On a souvent une phrase en tête quand on part, qu’elle soit de son grand-père, de Bouvier, de Lenon ou d’un proverbe tibétain.

La « notre », je veux dire celle qui nous hante, date de notre retour, et c’est celle du voyageur à motocyclette :

 

« Dans la soirée, après d’épuisantes parties de canasta, nous regardons la mer immense, pleine de reflets verts clairs. Ensemble, appuyés au bastingage, mais très distants l’un de l’autre, chacun volant dans son propre avion vers la stratosphère de ses rêves. Et nous comprenons là que notre vocation est de sillonner indéfiniment les routes et les mers du monde. En restant toujours curieux, en regardant tout ce qui se présente à nos yeux. En flairant tous les coins mais toujours sur la pointe des pieds, sans prendre racine nulle part, ni s’attarder à étudier le substrat de quelque chose : la périphérie nous suffit. »

(Ernesto Che Guevara, Voyage à motocyclette.)

 

Aujourd’hui…

Aujourd’hui (6 mars 2013), les grands ours ont décidé de reprendre la route et de troquer leur grotte pignantaise pour leur grolles internationales. Ils partent pour le monde, on ne sait pas trop où ni quand, mais ils y vont – ils migrent vers des terres inconnues, et ils comptent bien partager leurs visions avec vous.

 

Le projet des grands ours

 

Amoureux du Var, sur lequel notre tour du monde et nos différents voyages nous ont permis d’ouvrir les yeux (chaque village est une pierre précieuse, et il n’y a rien de plus riche que la vie en communauté), nous espérons bientôt pouvoir y construire un projet lié aux voyages, auquel nous vous convierons, bien sûr, dès qu’il sera (lui aussi) en route.

 

Bienvenue dans notre grotte internetienne !