La Corse – 3e saison

On avait expérimenté la Corse au mois de mai, déserte et superbe, du Cap aux calanques de Piana en passant par les montagnes, puis un séjour au Domaine de Murtoli à Noël, l’un et l’autre grâce à notre superbe golf décolorée (qui a trouvé une treizième vie grâce au propriétaire d’un van sans moteur — merci à lui). Aujourd’hui, on revient encore imprégnés de beauté après deux semaines sur l’île, cette fois-ci grâce au moteur humain (on nous a demandé plusieurs fois où était le moteur – Loïc a répondu avec sa galanterie habituelle et en me pointant du doigt : « c’est elle! ») et à deux roues : un vieux tandem premier prix qui, on l’a testé pour vous, tient le coup : pistes ensablées, chargement de fortune ultralourd et chutes à répétitions (du tandem, pas nous). Faire l’expérience de la Corse à vélo est magique – enfin, si l’on excepte que la magie ne fera pas réduire la hauteur et le nombre de cols ni augmenter celui d’heures de sommeil effectives en bivouac. J’avoue ne pas être d’humeur à m’épancher – juste à faire encore la publicité pour cette terre exceptionnelle, et à publier quelques photos (fainéantise, quand tu nous tiens). Au compteur de ces 2 semaines, 10 jours à pédaler, 550 kilomètres parcourus, 1 nuit sur le bateau, 1 nuit dans une maison de village traditionnelle (merci G&E), 3 nuits quelque part entre les renards et les sangliers, 3 nuits dans des campings déserts avec piscines-on-ne-peut-plus-bienvenues après la suée quotidienne, 6 nuits magnifiques à Murtoli, l’excellence de l’excellence de l’excellence de la magie où cette fois-ci, il n’y a rien pour déranger votre sommeil – ni le renard qui vous grogne pour partir avec votre snickers, ni les orages, ni les chasseurs. J’oublie 1 morsure de mouette (j’ai aussi testé pour vous : on ne peut pas caresser une mouette comme on caresse un chat. Gnack. Cicatrice. Souvenir de Corse). Et aussi 1 autre tandem (« en tout cas ce qui est sûr c’est qu’on doit être les seuls sur un tandem à cette saison ! » se dit-on après avoir noté le nombre impressionnant d’Allemands et de touristes de manière générale en octobre ; et là, comme dans un film – je parle d’une comédie française bas de gamme –, un tandem-miroir passe, deux jeunes gens nous font signe alors qu’ils entament leur descente et que l’on termine notre montée – l’instant snickers est arrivé).
La Corse en octobre, ce sont les nuages qui menacent mais surtout le soleil qui réchauffe, le feu de bois en soirée et la baignade la journée, la Pietra en terrasse, les campings fermés où on campe quand même, la Corse à vélo c’est parfois 35 km de montée sans répits mais aussi 35 km de descente (ah !), des conducteurs hyper respectueux à l’exception de la règle des 4×4 noirs (je ne m’étends pas), et aussi la plupart du temps encourageants, sympas… le tandem vous assure un contact avec les paysages, mais aussi avec les hommes. Et si vous êtes bavards comme moi, adieu la frustration des vélos séparés… Fini les communications abrégées et grésillantes (« hein ??? Qu’est-ce que tu dis… ? Attends y’a une voiture derrière… »), vous êtes passés au forfait illimité. Bref, le tandem, c’est génial. On s’accorde, on prend vite l’habitude, on décuple l’effort et on partage tout. Dont le bonheur infini de voyager en Corse.

La Corse et ses cols…

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Ses animaux

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Ses eaux miraculeuses

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Ses routes sinueuses

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Ses falaises

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Et ses bergeries..

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Voir l’album « Photo de Corse en tandem » !