Oh oui le Var ! Les Gorges du Verdon

Je crois que j’en suis à l’avant-dernier pétale du Var, la cinquième page blanche de la marguerite : « à la folie ». C’est drôle de regarder la région qui a bercé notre enfance inconsciente avec son regard d’adulte conscient. C’est drôle de « voyager » dans le Var, quand on croyait que l’exotisme appartenait à l’autre côté de la frontière et qu’habiter un lieu excluait qu’on le « visite ». J’aime le Var. Je m’en suis réellement rendue compte il y a deux ans, quand nous sommes rentrés de notre périple à la découverte de l’ailleurs. Je ne l’aime plus seulement comme on se passionne pour l’odeur du souvenir ou le climat des 300 jours de soleil par an (ils n’ont pas raccourci, d’ailleurs ?), mais pour ce qu’il a de chemins à offrir. J’aime le monde entier, mais j’ai aussi l’esprit fidèle et un goût certain pour les préférences (c’est quoi ton plat préféré ? ton animal préféré ? ta couleur préférée ? – les mots de l’enfance, mais aussi de la rencontre). Le Var, c’est ma préférence à moi – et Julien Clair n’a rien à voir là-dedans.

Pourquoi j’aime le Var ? Ses pins parasols, ses palmiers, son sable fin et ses galets, ses Maures et ses châtaignes, sa méditerranée bleu turquoise et ses poissons porquerollais, sa lavande sauvage, son thym, ses musées nuls et ses expos réussies, ses flemmards et ses touristes, ses travailleurs marginaux, ses Flamands roses (eh si !), son vin tanique, son miel de lavande… J’aime ses vacances, ces jours blancs à remplir dans lesquels vous glissez une visite.

Ce week-end, le tour du Verdon. On l’a déjà fait mille fois, bon allez peut-être un peu moins, et c’est chaque fois l’émerveillement. Je pourrais vous donner les meilleurs itinéraires, mais le mieux sans doute est de se laisser aller au hasard des routes – vous ne vous perdrez jamais bien loin.

Pourtant, avec ses airs désertiques, le Haut-Verdon donne parfois la sensation que l’on pourrait s’égarer, que l’on est en territoire suédois ou que la Provence a soudain des airs californiens : de l’espace, à perte de vue. Mais à dire vrai, le territoire est parsemé de bergeries et il suffit de voir une Forêt verte soudain réduite à néant dans le paysage pour savoir qu’un chevrier n’est pas loin. Dommage, on est début mai, et tout est fermé. Je n’ai pas dit que le Var était parfait. Tant pis pour le fromage, on boira le vin avec des cacahuètes.

On peut voir les Gorges du Verdon de la rive droite ou de la rive gauche ; en choisissant de passer par Aiguilles (D71), ou par la Palud. Les deux sont superbes. Le GR99 permet d’aller d’un côté à l’autre : de passer du Var (rive gauche) aux Alpes de Haute-Provence (rive droite). Mais le plus connu, rive droite, est le sentier Martel. 14 km qui vous conduisent de l’eau à la crête. Prévoyez un super-pique-nique.

Si vous voulez vous baigner dans l’intimité, l’entrée des Gorges n’est pas le meilleur plan. Mais Bauduen, si. Je n’en dis pas plus. Tiens oui, d’ailleurs, je vais m’arrêter là.

De la maison de Brad et Angelina à l’entrée des gorges du Paradis des kayacs, nous avons fait un petit tour au hasard des petites routes varoises, et nous vous en avons ramené quelques images.

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