Trois nuits Ă  bord de l’Indian Pacific

Trois nuits Ă  bord de l'Indian Pacific

11 juillet, vers 11 h. « I like being on a train. » La jeune fille aux cheveux bruns, nĂ©gligemment lacĂ©s par un Ă©lastique, ne dit pas plus que ça. Elle s’est assise face Ă  une autre jeune fille, aussi dĂ©licate mais blonde, qui l’interroge sur ses projets et la raison de sa prĂ©sence Ă  bord de l’Indian Pacific, avec un accent assez fort — elle est allemande, je crois. « Il like being on ...

Quitter la Nouvelle-ZĂ©lande

Quitter la Nouvelle-ZĂ©lande

Pourquoi La Nouvelle-ZĂ©lande attire-t-elle tant ? C’est une question que je me suis posĂ©e alors que nous entamions notre voyage sur ce qui ressemble Ă  un mini-continent. Il pleuvait, nous roulions depuis Ă  peine deux heures et l’on nous interpellait dĂ©jĂ  pour nous reprocher de « conduire comme des vieux », avant de se prendre une amende pour s’ĂȘtre garĂ© 2 h 15 en ville au lieu des 2 heures autorisĂ©es (sans signe pour vous ...

Les particules miraculeuses

Les particules miraculeuses

J’ai toujours accordĂ© beaucoup d’importance Ă  l’autre – au moins autant qu’à moi-mĂȘme. C’est dire, donc : beaucoup. S’attarder sur un regard, c’est toujours trouver une histoire ; parfois, une amitiĂ©. J’avais lu, intensĂ©ment, passionnĂ©ment, Levinas, vers mes 20 ans, Ă  Paris, dans les bibliothĂšques municipales, prenant chaque semaine le vĂ©lo pour une bibliothĂšque diffĂ©rente, celle qui aurait l’exemplaire qu’une autre n’avait pas. Peu importe qu’elle ait Ă©tĂ© Ă  5 km de chez ...

What we do in the shadows

What we do in the shadows

What we do in the shadows, de Jemaine Clement et Taika Waititi. Un gĂ©nie. Des gĂ©nies. Un film gĂ©nial. Une expĂ©rience inoubliable. J’arrĂȘte lĂ , mais vraiment, depuis que nous avons dĂ©couvert la filmographie de Taika Waititi, rĂ©alisateur NĂ©ozĂ©landais, alors que nous glandouillions devant l’écran gĂ©ant de Geoffrey Ă  New York, nous sommes devenus addicts du cinĂ©ma made in Wellington. Le premier film que nous regardons ? Boy, l’histoire d’un jeune garçon ...

Paradis pluriels

Paradis pluriels

8 mai, Pahoa C’est un luxe incroyable que de retrouver le confort d’une maison aprĂšs des semaines sous la tente, Ă  prendre nos douches sur les plages. C’est un luxe incroyable de laver ses tomates au robinet et de les assortir d’une aubergine grillĂ©e, d’avoir une fenĂȘtre Ă  ouvrir, des rideaux Ă  faire coulisser. C’est un luxe incroyable d’ĂȘtre Ă  Hawaii. Je me rĂ©veille ce matin au chant des oiseaux et ...

Maui l’excentrique et Cohle le tĂ©nĂ©breux

Maui l’excentrique et Cohle le tĂ©nĂ©breux

2 mai, Haleakalā national park Maui a quelque chose d’excentrique. Ce matin pourrait peut-ĂȘtre en rĂ©sumer l’essence. Il est 4 heures. La tente d’à cĂŽtĂ© sonne (le rĂ©veil-tĂ©lĂ©phone de la tente voisine venue se coller dans la nuit Ă  nous sonne). « LoĂŻc ? Tu es rĂ©veillé ? 
 (Grumphement)
 Je pense qu’ils vont voir le lever de soleil sur le volcan ; on devrait faire pareil
 enfin si tu es rĂ©veillé  (Grumph
oui) ». Une fois ...

Into the Wild, par Jon Krakauer

Into the Wild, par Jon Krakauer

Un livre a toujours plusieurs histoires. Il a la sienne, celle qu’il raconte, et dans laquelle il en existe plusieurs. Il a aussi celle de son lecteur. L’histoire d’Into the wild commence avec le film, que je regarde il y a quelques annĂ©es en arriĂšre, quelque part sur un canapĂ©, sans doute celui de Paris, avec LoĂŻc. Le film me marque, m’émeut ; je me souviens ĂȘtre surprise que Sean Penn ...

Le Paradis a des cheveux blonds

Le Paradis a des cheveux blonds

20 avril HawaĂŻ. Enfin. Enfin, parce que l’idĂ©e de ce voyage avait presque pris avec celle de dĂ©couvrir HawaĂŻ (le reste Ă©tant un enrobage gourmand), parce que j’étais curieuse de visiter un territoire touristiquement occupĂ© et Ă©tiquetĂ© dans l’imaginaire occidental, voire mondial, parce que « moi aussi », je voulais aller Ă  l’autre bout, et voir si je pouvais trouver ma place dans ce paradis « occupé ». J’avais dĂ©jĂ  une idĂ©e (pour y avoir ...

Pourquoi je n’aime pas, mais j’adore les États-Unis

Pourquoi je n’aime pas, mais j’adore les États-Unis

I love USA Je dois avouer, je me plains souvent, dans mon journal de voyage, de tel et tel pays, de tel et tel accueil rĂ©servĂ© aux touristes, par le microbe qui traĂźne dans un lĂ©gume ou le sourire-avec-arriĂšre-pensĂ©e du guichetier. Quand je suis aux États-Unis, tout change. Je ne vois plus que le positif. Les gens sont grossiers — oui, mais c’est amusant. Les paysages sont hostiles — oui, mais ...

Une parenthese ouverte en Amerique centrale

Une parenthese ouverte en Amerique centrale

Vous etes plusieurs a vous etre demandes ou nous sommes passes depuis un mois. Plusieurs raisons a ce decalage dans les nouvelles, dont la plus recente est ma semi-hospitalisation dans une clinique de la taille d une chambre ou residait une tele, un italien gesticulant et une femme medecin ou l on m a trouee jusqu a trouver la bonne veine - a croire que mon corps n en fabrique ...

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1 juillet 2014  |  Lire l'article

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